parution mai 2021
ISBN 9782889279203
nb de pages 280
format du livre 150 x 230 mm

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Noëlle Revaz,

Fabio Andina,

Elisa Shua Dusapin,

Collectif

Viceversa littérature 15 – Histoires de famille

résumé

Qu’elle soit biologique ou par affinités, nucléaire ou élargie, la famille suscite d’immenses attentes. Mais la famille idéale, celle dont on voudrait faire partie, existe-t-elle ? Transmission d’un nom, d’une langue, de valeurs morales, héritage d’objets ou de maisons, déceptions, mensonges, secrets et luttes de pouvoir, la famille est en tout cas une mine pour faire des histoires. En inventer, en raconter. Le patrimoine familial se compose aussi de mots. Les écrivains en ont une conscience aigüe, ce qui leur permet d’interroger leur vécu, de débusquer du nouveau, tout en nous y associant intimement, nous laissant entendre l’écho de notre propre expérience.

Fabio Andina • Michelle Bailat-Jones • Yvonne Böhler • Zora del Buono Gianna Olinda Cadonau • Ludmila Crippa • Elisa Shua Dusapin Yael Inokai • Barbara Klicka • Naim Kryeziu • Line Marquis • Thierry Raboud • Noëlle Revaz • Maria Rosaria Valentini • Ivna Žic

Noëlle Revaz

En 2002, Gallimard publie Rapport aux bêtes de Noëlle Revaz. L’écriture de styliste de cette jeune auteur délicate fait couler beaucoup d’encre. Elle imite le parler des paysans comme peu y sont parvenus après Ramuz, elle est d’une finesse extrême. Il lui faut 7 ans pour sortir son deuxième livre, toujours chez Gallimard Efina, roman d’amour ironique et ciselé dont la presse française s’empare. Née en Valais en 1968, Noëlle Revaz vit à Bienne.

Fabio Andina

Fabio Andina est né à Lugano en 1972 et a étudié le cinéma à San Francisco. Il partage sa vie entre Madonna del Piano et Leontica, dans les Alpes tessinoises.

 

 

Elisa Shua Dusapin

Née en 1992 d’un père français et d’une mère sud-coréenne, Elisa Shua Dusapin grandit entre Paris, Séoul et Porrentruy. Diplômée en 2014 de l’Institut littéraire suisse de Bienne (Haute Ecole des Arts de Berne), elle se consacre à l’écriture et aux arts de la scène.

Vigousse

"Si vous avez manqué la production littéraire suisse en 2020, la revue Viceversa Littérature vous permettra un rattrapage exhaustif ! C’est une vraie somme. Non seulement, elle recense les livres publiés l’année dernière, mais elle permet surtout de belles découvertes sur des auteurs et leurs écrits. Dans le quinzième numéro, c’est le thème de la famille qui sert de fil rouge. Inutile de dire qu’il est très inspirant... « Personne ne peut prétendre au privilège d’une famille intacte », écrit Zora del Buono dans son dernier roman, intitulé Die Marschallin. Le ton est donné. A travers des manuscrits inachevés ou des inédits, on se régale de la chronique fantasque sur une famille nombreuse (Noëlle Revaz) ou de la drôle d’idée d’une fille qui retourne chez ses parents durant le confinement (Maria Rosaria Valentini)." Marie-José Brélaz

Le Courrier

"Viceversa littérature consacre son 15e numéro aux "Histoires de famille". Chaque texte aborde le thème de façon singulière, se réjouit Ruth Gantert, rédactrice en chef de la revue annuelle dont la mission est de refléter la vie littéraire en Suisse et qui paraît simultanément en trois langues. (...) Dans chacune de ces "Histoires de famille", à la croisée de l'intime et du collectif, le spectre est vaste entre fiction et souvenirs, et la forme toujours essentielle pour dire l'intime avec la juste distance." Anne Pitteloud

Jours à Leontica (2021, autres traductions)

Jours à Leontica

Chaque matin, à une heure où le coq dort encore, le Felice quitte le village et part vers les sommets qui dominent le Val Blenio, personne ne sait vraiment où. Jusqu’au jour où le narrateur, arrivé de la ville, décide de lui emboîter le pas. Voici le récit de ses journées passées en compagnie du vieil homme et des habitants du village, au contact d’une existence marquée par les mêmes habitudes immuables, les gestes simples et beaux de ceux qui ont construit une relation privilégiée avec la nature. L’écriture de Fabio Andina, aussi sobre que sensible, instille dans Jours à Leontica le rythme lent et serein d’une existence passée au cœur de la montagne.

Vladivostok Circus (2020, domaine français)

Vladivostok Circus

A Vladivostok, dans l’enceinte désertée d’un cirque entre deux saisons, un trio s’entraîne à la barre russe. Nino pourrait être le fils d’Anton, à eux deux, ils font voler Anna. Ils se préparent au concours international d’Oulan-Oude, visent quatre triples sauts périlleux sans descendre de la barre. Si Anna ne fait pas confiance aux porteurs, elle tombe au risque de ne plus jamais se relever. Dans l’odeur tenace d’animaux pourtant absents, la lumière se fait toujours plus pâle, et les distances s’amenuisent à mesure que le récit accélère. 

Dans ce troisième roman, Elisa Shua Dusapin convoque son art du silence, de la tension et de la douceur avec des images qui nous rendent le monde plus perceptible sans pour autant en trahir le secret.

Helvétique équilibre. Dialogues avec le Point de vue suisse du prix Nobel de littérature 1919

En 1919, Carl Spitteler (1845-1924) devient le premier Suisse à recevoir le prix Nobel de littérature. Notre point de vue suisse, son discours prononcé au début de la Première Guerre mondiale en faveur de la paix et de la neutralité, avait marqué l’esprit de Romain Rolland ou Blaise Cendrars. Le voici dans une nouvelle traduction. Cent ans plus tard, huit écrivains, alémaniques, romands et tessinois, entrent en dialogue avec l’écrivain. Quel rapport la Suisse et ses habitants entretiennent-ils avec leurs voisins européens ? Avec la question des migrants ? Les frontières sont-elles toujours aussi définies qu’il y a un siècle ? Quelles valeurs rattache-t-on aujourd’hui à cette fameuse neutralité helvétique ? Neuf textes et autant de points de vue sur des questions brûlantes. 

Né à Liestal, Carl Spitteler est un observateur critique des dogmes dominants au début du XXe siècle. Huit écrivains, de langues et de générations diverses, proposent en écho leur « point de vue suisse » : Adolf Muschg, Pascale Kramer, Fabio Pusterla, Daniel de Roulet, Dorothee Elmiger, Catherine Lovey, Tommaso Soldini et Monique Schwitter

Édité par Camille Luscher

L'Infini Livre (2019, Zoé poche)

L'Infini Livre

Jenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent leurs vies entre familles et plateaux de télévision. Dans un univers fait d’écrans et d’algorithmes, la musique est un objet, les enfants peuvent être des autocollants. Et plus personne ne songe à regarder à l’intérieur des livres. Mais le temps n’est pas loin de les ouvrir à nouveau et de redonner du relief au monde.

Satire anticipatrice, L'infini livre est porté par une profonde ironie à l’égard de notre société de fakes news et d’amitiés virtuelles.

Les Billes du Pachinko (2018, domaine français)

Les Billes du Pachinko

Claire va avoir trente ans et passe l’été chez ses grands-parents à Tokyo. Elle veut convaincre son grand-père de quitter le Pachinko qu’il gère pour l’emmener avec sa grand-mère revoir leur Corée natale, où ils ne sont pas retournés depuis la guerre. Le temps de les décider à faire ce voyage, Claire s’occupe de Mieko, une petite Japonaise à qui elle apprend le français. Elisa Shua Dusapin propose un roman de filiation, dans lequel elle excelle à décrire l’ambivalence propre aux relations familiales. Elle dépeint l’intériorité de ses personnages grâce une écriture dépouillée et plonge le lecteur dans une atmosphère empreinte d’une violence feutrée où l’Extrême-Orient joue son rôle.

Hiver à Sokcho (2016, domaine français)

Hiver à Sokcho

À Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune Franco-coréenne qui n’est jamais allée en Europe rencontre un auteur de bande dessinée venu chercher l’inspiration depuis sa Normandie natale. C’est l’hiver, le froid ralentit tout, les poissons peuvent être venimeux, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et l’encre coule sur le papier, implacable : un lien fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si différentes. Ce roman délicat comme la neige sur l’écume transporte le lecteur dans un univers d’une richesse et d’une originalité rares, à l’atmosphère puissante.

LAURÉAT DU NATIONAL BOOK AWARD 2021 (littérature traduite)

"Un roman sobre et viscéral qui explore les failles identitaires – culturelles, intimes et nationales. L'élégante traduction d'Aneesa Abbas Higgins sublime la langue d'Elisa Shua Dusapin." Le jury

"J'ai voulu écrire un livre comme un pont entre les cultures et les langues qui m'habitent. Recevoir un prix pour la traduction internationale de Hiver à Sokcho est un immense honneur." Elisa Shua Dusapin

Germaine de Staël, retour d'exil

Quatre lectures autour de Madame de Staël opèrent dans ce petit livre un réel décapage de la figure de la fille de Jacques Necker, ministre de Louis XVI. Un premier texte met en perspective le retour, à Paris,  en 1814, de cette personnalité ;  retour rendu possible grâce à l’abdication de Napoléon. On y voit combien l’œuvre et la pensée de Germaine est moderne, notamment parce qu’elle appartient comme toute sa génération à une période de transition entre ancien régime, dont elle tient la plus grande partie de son éducation, et les divers essais de mise en place d’un régime plus libéral. Victime de la politique réaliste de Napoléon, elle s’exile à Coppet où les libéraux viennent se rallier autour d’elle.

Deux textes sur ses rapports violents avec Napoléon permettent de comprendre l’opposition entre ces personnalités majeures du début du XIXe siècle, qui se jalousaient, se respectaient, se haïssaient. L’une avec ses idées, l’autres avec ses forces armées. Leurs divergences idéologiques, politiques et artistiques, notamment leur conception différente du rôle sociale de l’écrivain, les opposaient.

Enfin, un parallèle brillant et audacieux est proposé entre la pensée de Sade et de la fille de Necker. Mélancolie, rôle des passions, intensité des sentiments, ennui, l’empreinte mortifère de la Terreur, la double présence de la mort et du suicide se retrouvent chez l’un comme chez l’autre. Des traces de la pensée de chacun dans leur œuvre respective s’y décèlent.

Textes de Léonard Burnand, Stéphanie Genand, Doris Jakubec et Dusan Sidjanski.

Histoire de la littérature en Suisse romande

Au moment où les littératures des marges intéressent de plus en plus, où les diverses régions francophones affirment leur identité propre face au centralisme parisien, la Suisse romande représente un exemple particulièrement intéressant de métissage culturel au carrefour des grandes cultures européennes. Voici un ouvrage de référence qui fait le point sur l’état actuel de nos connaissances de la littérature en Suisse romande, du Moyen Age à nos jours. Une somme de plus de 1750 pages réalisée par les meilleurs spécialistes qui étudient d’Othon de Grandson à Jean-Luc Benoziglio, en passant par Ramuz, Cendrars, Cingria ou Jaccottet. La plupart des auteurs dont il est question dans les dernières parties de cette Histoire sont bien vivants. Leur nombre, la diversité de leurs écrits, la richesse des thèmes traités témoignent de l’extrême intensité de la vie littéraire en Suisse française. C'est bien sûr un défi, que de parler d'auteurs vivants dans une perspective historique.

Nouvelles de la Grande Guerre (2014, classiques du monde)

Nouvelles de la Grande Guerre

Il y a maintes façons de rendre compte d'un conflit de l'ampleur de la Première Guerre mondiale. L'histoire, petite ou grande, analyse les faits, les chiffres, l'enchaînement chronologique des batailles, les réalités sociales passées par le filtre de l'analyse et du temps. La littérature, elle, rassemble ces mêmes données dans un unique bourbier, celui de l'absurdité humaine. Le camp ici n’a plus d'importance, les chiffres sont informes, parce que trop énormes, et les causes se mélangent avec les corps. Seul reste l'humain, un et indivisible.

Rassembler dans un même recueil quelques-unes des grandes nouvelles écrites aux quatre coins de l'Europe pendant ou juste après la guerre est donc une autre façon de raconter l'histoire. Mis bout à bout, ces récits singuliers d'êtres singuliers rendent compte de l'unicité des destins pris dans un seul et même engrenage, la guerre.

 

Robert Walser, Arthur Conan Doyle, Henri Barbusse, Richard Weiner, Liviu Rebreanu, Alexis Tolstoï, Stefan Zweig, Rudyard Kipling, Albert Londres, Italo Svevo

Textes réunis par Laure Pécher

L'infini livre (2014, domaine français)

L'infini livre

PRIX SUISSE DE LITTERATURE 2015

Jenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent une vie tranquille entre leurs familles et les plateaux de télévision. Dans le monde simplifié qui est le leur, les livres sont devenus de banals objets, dont la valeur et l'intérêt s'arrêtent à la couverture. Présentateur, acheteur ou écrivain, plus personne ne songe à les ouvrir. Le geste est tombé dans l'oubli. Mais cette simplification va plus loin et s'étend à tous les domaines de la vie. La musique est un objet. Les enfants peuvent être des autocollants. Les amis ne sont plus qu'un mot. Il n'y a plus de for intérieur.

 

Satire du monde du livre ou fable hyperréaliste, ce roman est avant tout une réflexion sur les façons que nous avons de vivre aujourd'hui. Dans cet univers confiné aux accents futuristes on progresse entre inquiétude et rire, pour s’apercevoir enfin que c’est de notre quotidien qu’il s’agit.

 

Roman à l'implacable logique, L'infini livre est porté par une profonde ironie.

 

Laudatio le 20 février 2015 par Eléonore Sulser pour le Prix Suisse de littérature:

 

Noëlle Revaz a écrit L’Infini livre à l’imparfait. Un temps de malaise, un temps incomplet qui s’étire, monotone, atone, blanc. Un temps qui ressemble à ce que les livres sont devenus dans l’univers qu’elle décrit: des boîtes, purement décoratives, qui restent closes. Même si elles font l’objet d’une adoration béate.

Dans cet univers-là tout est à plat. Il n’y a plus de littérature. Seule compte l’apparence, la fine couche médiatique qui enveloppe chacune et chacun. Il n’y a presque plus de mots. Sur les écrans sans profondeur, batifolent quelques élus qui s’expriment à coup de bons mots et de slogans. C’est un monde en deux dimensions peuplé de simulacres. Une romancière a ainsi pour amis, des inconnus croisés sur les réseaux sociaux;  pour enfants, des stickers géants collés à ses fenêtres.

Dans L’Infini livre, Noëlle Revaz déconstruit tout ce qu’elle sait, tout ce que nous aimons du livre. Métaphore du monde actuel, qui dit l’arrogance des écrans, des algorithmes, de la conversation, au détriment de la pensée, de l’art, de l’humain aussi. Pourtant, une fois cette destruction opérée ­– démontrée ­­– Noëlle Revaz va, mot à mot, phrase à phrase, reconstruire la possibilité d’un livre.

Il y aura des échappées, des mutations soudaines. Une chrysalide, des papillons. Des ailes s’agiteront comme les pages d’un livre ouvert, le monde reprendra des couleurs, du relief. Le livre pourra, de nouveau, nous emporter ailleurs.

Il y a quelque chose d’un manifeste poétique dans L’Infini Livre. C’est aussi un objet littéraire singulier, qui interroge l’étrangeté matérielle du livre, tout autant que le miracle fragile qu’il représente.

Eléonore Sulser

 

 

Adrien Pasquali, Chercher sa voix entre les langues

Questionner les frontières – du monde réel, de la raison et de la folie, du silence et de la parole, ou celles des langues. Tenter de guérir d’un défaut d’origine par l’exercice de la traduction. Passer enfin de l’étude des autres ou du pastiche à l’invention de soi : telle fut l’ambition d’Adrien Pasquali, dont l’œuvre protéiforme ressemble à une autobiographie de l’esprit. Fils d’immigrés italiens né à Bagnes (en Valais) en 1958, auteur d’une thèse de doctorat sur Ramuz et d’une œuvre critique abondante, il était devenu l’un des meilleurs auteurs de sa génération. Il s’est donné la mort à Paris en 1999, vouant sa trajectoire d’écriture à un fondamental inachèvement.

« Migrant » d’une langue à l’autre d’autant plus fasciné par les récits de voyage qu’il ne voyageait pas ; écrivain hanté par les pièges et les jeux du langage ; chercheur curieux de génétique textuelle que le travail sur autrui ramène en définitive à soi : ce sont là les multiples facettes intimement solidaires d’Adrien Pasquali, que cette première monographie critique mettra en perspective en convoquant pour ce faire trois générations de chercheurs. Puisse-t-elle permettre de mieux faire lire et aimer la voix énigmatique de celui qui, en 1998, décrivait sa situation comme une « impasse irrésolue »…

Quand Mamie (2011, Minizoé)

Quand Mamie

« Quand Mamie sera morte. Quand Mamie sera morte. Quand Mamie sera morte c’est fou le temps qu’on aura. On pourra enfin faire du sport. »

Dans Quand Mamie, on attend que Mamie s’en aille pour vivre. Au long de cette veille qui s'éternise, le corps de Mamie devient le symbole de tous les obstacles qu’on s’invente. La vie n'est vécue qu'en rêves. Ce texte drôle et glaçant sur la peur de vivre a des allures de chant incantatoire, il fait entendre une, deux, cent voix et leurs refrains, aux ruptures qui peuvent être brutales.

Noëlle Revaz est née en 1968 à Vernayaz. Elle vit à Bienne. Elle est l'auteur de deux romans, Rapport aux bêtes, Gallimard, 2002 et Efina, Gallimard, 2009.

Postface de Muriel Zeender

Petites histoires policières (2010, domaine français)

Petites histoires policières

Nicolas Bouvier, espace et écriture (2010, domaine français)

Nicolas Bouvier, espace et écriture

Nicolas Bouvier a effectué le trajet de Genève à Tokyo dans les années 50. Des livres ont jailli de ses voyages, si forts

qu’ils ont inspiré nombre de vocations de voyageurs et d’écrivains. Voyageur-poète, écrivain-musicien, artisan de l’image et du verbe, Nicolas Bouvier incarne dans son œuvre sa manière d’être au monde. Pour lui rendre hommage, un colloque lui a été consacré à Brest en 2008. Ce livre en est le prolongement.

Les auteurs, issus d’horizons intellectuels et géographiques différents – Jean Starobinski, Michel Butor, Jacques Lacarrière, Gilles

Lapouge, le photographe Jean Mohr, un spécialiste de poésie japonaise, une musicologue, des voyageurs, des écrivains et des universitaires –, soulignent le caractère humaniste et universel de l’œuvre de Nicolas Bouvier.

 

Le français notre maison (2010, domaine français)

Le français notre maison

Comment prendre la défense du français sans le pétrifier ?

Et d’abord faut-il le défendre ?

Ce livre accueille des contributions de critiques, de journalistes et d’écrivains  qui réfléchissent à ce que représente la langue en général et le français en particulier. Tous cherchent un équilibre entre une alerte sévère contre un français appauvri, mou, moutonnier, conformiste et une ouverture généreuse, qui, ne sacralisant pas la langue, reste ouverte à l’écoute du frottement enrichissant des langues les unes avec les autres.

Par des expériences, des rêves, et des exemples, ils montrent comment veiller à la profusion, à la richesse, aux nuances de la langue comme à son inventivité. Certains pourfendent l’usage de l’anglais, tous aimeraient surtout que les fenêtres du français restent bien ouvertes, afin de laisser respirer la langue. 

Château de Chillon. Le fief de la rêverie romantique

"Il est des édifices qui dépassent leur fonction, leur temps, les mesures mortelles, qui sont entrés dans une aventure idéale, où leur destinée se joue hors de nous" (Paul Budry, 1938). C'est le cas du château de Chillon, haut lieu du pays de Vaud; savoyard, bernois, puis indépendant. Rousseau en fit le décor de l'épisode le plus dramatique de La Nouvelle Héloïse, il fascina Byron, Lamartine, Hugo, Flaubert, Töpfer, Ramuz. Ce petit livre offre au lecteur, grâce aux recherches de Danielle Chaperon et Adrien Guignard, les plus beaux textes inspirés par le château, dont le célèbre Prisonnier de Chillon.

Les Tribulations d'un voyageur helvétique

 

A une époque où les gens choississent une destination sur la carte du monde comme ils optent pour un mets sur la carte des menus, qu’est-ce que voyager peut encore signifier ? Les distances parcourues et le nombre de pays ou de régions visités ne sont certainement plus un critère. On n’impressionne plus personne avec une addition de kilomètres.

Si l’on veut parler de voyage, il faut évidemment se tourner vers les écrivains. On ne voyage vraiment que dans sa tête. C’est sans doute l’intérêt, aujourd’hui, d’un concours littéraire sur ce thème-là.

Parmi les douze textes choisis pour la publication, l’un raconte comment une fille de dix-huit ans révoque les programmes de voyage que sa mère a préparés pour elle en Inde et conquiert sa propre liberté. Une autre se livre à un poignant voyage funèbre pour aller disperser les cendres de sa mère dans des îles grecques, selon ses dernières volontés, et une narratrice se rend pour la première fois en Palestine d’où ses parents ont pris la fuite en 1948. D’autres récits invitent au voyage sur l’île de Gorée, au Cameroun, en Patagonie, sur l’île de la Réunion, au Pakistan, sur le Nil, à la mer d’Aral et enfin au Mali.

La Suisse côté cour et côté jardin (2007, domaine français)

La Suisse côté cour et côté jardin

 

Cent dix-sept auteurs potentiels se lancent dans l’aventure d’un concours organisé par la FNAC en Suisse romande et en France voisine. Stimulés par le thème « La Suisse côté cour et côté jardin », ils racontent un jeune immigré dont les rêves s’écroulent face à la cruelle réalité genevoise ; les péripéties loufoques de comédiens vindicatifs qui aimeraient trouver leur place dans la pièce qu’ils jouent au risque de piétiner leurs partenaires ; un vieux couple qui se révolte contre les procédures de l’an 2055 ; deux maniaques de la propreté qui ne parviennent pas à se rencontrer ; une jeune suicidée ; des amoureux qui défient Satan et l’infidélité ; un appartement insolite ; et un malade incapable de parler sans faire de vers. Les textes choisis par le jury sont de tons et de genres extrêmement variés.

Comme le dit dans sa préface Sylviane Dupuis, écrivain et dramaturge, « on assiste un peu partout au “retour du texte” au théâtre. Le projet d’écrire pour la scène a encore du sens et continue de solliciter l’imagination et l’invention de formes. » 

Et si une Suisse fantastique m'était contée

 

Ces contes fantastiques terrifient, émeuvent, font rire ou les trois à la fois : plongées dans la folie, rencontres romantiques avec un fantôme du passé ou avec une fée, diaboliques avec un loup-garou ou un démon antédiluvien. Que faire lorsque le personnage d’un auteur prend vie, armé d’intentions inconnues ? Comment se débarrasser d’un père égoïste et encombrant, ou convaincre sa petite amie de ne pas s’envoler hors des frontières sans véhicule adéquat ? Que faire, enfin, si déjà sans emploi, on se réveille un matin seul au monde ?

Ces nouvelles ont été choisies parmi plusieurs centaines de textes anonymes, envoyés par des écrivains débutants de toutes les régions de Suisse romande et de France voisine, à l’occasion d’un concours organisé par la FNAC sur le thème « Et si une Suisse fantastique m’était contée… ».

Préface de Pascale Kramer

Petits meurtres en Suisse (2005, domaine français)

Petits meurtres en Suisse

Robert Walser, l'écriture miniature (2004, domaine allemand)

Robert Walser, l'écriture miniature

Textes polaroïds (2002, domaine français)

Textes polaroïds

Chiens et chats litteraires (2001, domaine français)

Chiens et chats litteraires

"Les chats ont d'autres idées que les chiens sur la vie", notait Octave Mirbeau - et sans doute d'autres lectures, serait-on tenté d'ajouter. Chiens et chats, en tout cas, ont littéralement investi le territoire littéraire, y imprimant les plus visibles et lisibles des empreintes. Ce livre, pistant leurs traces, en décrypte les aspects ludiques ou graves à travers l'histoire littéraire, culturelle ou philosophique. S'y ajoutent des créations d'auteurs et une riche iconographie qui donnent un nouvel éclairage à cet indispensable et contrasté duo.

Adieu à Adrien Pasquali (2000, domaine français)

Adieu à Adrien Pasquali

Bannières (1999, domaine français)

Bannières

Correspondances par-delà la frontière (1993, domaine français)

Correspondances par-delà la frontière

Dits Zoé 1975-1985 10 ans d'édition (1985, domaine français)

Dits Zoé 1975-1985 10 ans d'édition

extrait

Sommaire

Éditorial
Claudine Gaetzi, Histoires de famille

D’un ailleurs
Barbara Klicka, Study for a protector

 

Dossiers écrivaines

Noëlle Revaz

Les volets de la fenêtre de la salle de séjour (texte inédit)
« Je crois que ma vie s’appuie plutôt sur la rêverie », présentation par Claudine Gaetzi
« Débusquer du nouveau », entretien avec Claudine Gaetzi

Zora del Buono
Sans père (texte inédit)
L’humour et le mordant, présentation par Ruth Gantert
« La vie a mille facettes, et c’est ainsi qu’on devrait la montrer », entretien avec Ruth Gantert

Maria Rosaria Valentini
La somme des côtés (texte inédit)
Les portraits de famille de Maria Rosaria Valentini, présentation par Sebastiano Marvin
« Les mots sont le seul héritage possible », entretien avec Sebastiano Marvin

Contribution visuelle : Line Marquis

 

Inédits : Histoires de famille

Elisa Shua Dusapin, Le supermarché
Yael Inokai, Prendre un nom
Ivna Žic, Au souper
Gianna Olinda Cadonau, Poesias / Gedichte / Poésies

Thierry Raboud, La maison souveraine

Fabio Andina, Vie dans les bois

 

Carte blanche aux traductrices et traducteurs

Michelle Bailat-Jones traduit en anglais un extrait de Le Carnet à lucarnes de Clarisse Francillon

Ludmila Crippa traduit en russe un extrait de Il fondo del sacco de Plinio Martini

Naim Kryeziu traduit en albanais un extrait de Sieben Legenden de Gottfried Keller

 

Année littéraire 2020

Revue des parutions de Suisse romande

Revue des parutions de Suisse alémanique

Revue des parutions de Suisse italienne

Revue des parutions des Grisons romanches

Livres d’autrices et d’auteurs suisses traduits

Chronique de l’année littéraire 2020