Littérature française
Parution Oct 2026
ISBN 978-2-88907-631-4
112 pages
Disponible

Littérature française
Parution Oct 2026
ISBN 978-2-88907-632-1
112 pages
Disponible

Michel Layaz

Un imprévu

Littérature française
Parution Oct 2026
ISBN 978-2-88907-631-4
112 pages

Littérature française
Parution Oct 2026
ISBN 978-2-88907-632-1
112 pages

Résumé

Alors qu’Erik Dogam profite d’une rare journée de congé à la campagne, son téléphone tombe en panne. Sans possibilité de trouver un horaire de bus ou d’appeler un taxi, il n’a plus qu’à rentrer à pied. Mais une jeune femme sur sa route lui offre son aide et lui propose de passer la soirée chez elle. Avec trois de ses amies, elles vont se livrer à un petit jeu : faire le procès de leur invité et déterminer si, oui ou non, l’existence qu’il mène vaut la peine d’être vécue.

Dans cette variation contemporaine et malicieuse autour de La panne, le chef-d’œuvre caustique de Friedrich Dürrenmatt, Michel Layaz met en lumière, avec humour et vivacité, l’une des problématiques les plus graves de notre temps. Au fil du livre, le procès d’Erik Dogam devient celui d’une société, la nôtre, qui permet en toute impunité à des individus de s’enrichir en détruisant la planète.

Auteur

Michel Layaz

Né à Fribourg en 1963, Michel Layaz fait partie des principaux auteurs romands contemporains. Commencée en 1993 avec Quartier Terre (L’Âge d’Homme), son œuvre littéraire compte aujourd’hui une quinzaine de romans, dont plusieurs primés. Parmi ceux-ci Ci-gisent (Zoé, 1998), écrit à la suite d’un séjour à l’Institut suisse de Rome, Les Larmes de ma mère (Zoé, 2003 ; Prix Dentan et prix des auditeurs de la Radio Suisse romande), ou encore la Joyeuse complainte de l’idiot (Zoé, 2004). Plus récemment, son texte Louis Soutter, probablement (2016) remporte un prix de littérature suisse, le prix Bibliomedia et le prix Régis de Courten; Sans Silke (2019), quant à lui, obtient le prix Rambert. En 2021 paraît Les Vies de Chevrolet.

Agenda

Ven. 27.11.2026 , 16h30

à Payot Sion

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Distinctions

 Un imprévu  de Michel Layaz, parmi les coups de cœur des Libraires en Seine

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Dans les médias

« Avec Un imprévu Michel Layaz modernise avec amusement et causticité La Panne, chef dʹœuvre de Dürrenmatt, qui raconte le procès dʹun homme a priori sans reproche, lors dʹun banquet organisé par ses hôtes, qui devront déterminer sʹil est coupable ou non. »

Michel Layaz était l’invité d’Ellen Ichters dans l’émission Quartier livre, à écouter ici

« Michel Layaz avec subtilité dénonce le cynisme de la mainmise de ces sociétés qui sous couvert d’améliorer le rendement agricole, ont su assouvir les agriculteurs à leur produit, mais aussi il pointe du doigt notre pierre apportée à l’édifice de cette économie. L’auteur nous interroge sur la perception de notre rôle au sein de la société : innocent, victime ou bourreau, c’est la manière dont nous nous percevons qui détermine notre identité, les autres ne sont que l’écho de ce que nous voulons bien paraître.

Ce roman est habile, intelligent et espiègle, l’auteur s’amuse à créer un piège dans lequel s’engouffrerait n’importe quel individu imbu de lui-même. La fatuité efface l’honnêteté, et quand l’estime de soi enrichit notre égo, même la lucidité s’altère jusqu’à proposer un portrait déformé. »

Un article de Christian Dorsan à lire ici

« Ce court texte est un réquisitoire implacable non pas contre un homme mais contre une cynique logique capitalistique qui avale le monde. » Pascal Coquis

« Au lecteur de découvrir la tournure que prend cette fable caustique et d’en tirer la morale car Michel Layaz le place habilement dans un rôle de juré au sein de ce tribunal autoproclamé. Un court roman brillant et efficace qui se lit d’une traite tout en laissant une empreinte persistante. » (C.H. et I.J.)

« Michel Layaz revisite avec malice La panne de Dürrenmatt et lui ajoute une dimension écologique. Cocasse mais grave. »

« Rétrospectivement, je me rends compte qu’Un imprévu est une façon de rendre hommage et à Dürrenmatt et à La panne en m’appuyant sur sa trame. Et le fait d’opérer une transposition assez radicale, qui fait qu’on passe d’un homicide à un écocide, nous ramène à des préoccupations contemporaines et urgentes. »

Un entretien mené par Laurence de Coulon

 

« L’intrigue est à la fois simple et diabolique. (…) Un roman court, mais percutant, qui montre avec une sorte de détachement implacable une société en voie de perdition qui pourrait bien déjà avoir égaré ce qu’elle a de plus précieux : son âme. » Geneviève Senger

« La réussite du livre tient d’abord à cette voix : sèche, précise, moqueuse sans hausser le ton. Layaz laisse Dogam s’accuser avec méthode. Plus il veut prouver sa valeur, plus il fournit des pièces au dossier. Plus il se croit séduisant, plus son aveuglement devient comique. Même sa brutalité se présente comme du bon sens : « Le monde n’est pas un jardin d’enfants. » Les verres se remplissent, la parole se délie, et le dîner tourne à l’autopsie sociale.

(…)

Un imprévu fonctionne ainsi comme une farce à combustion lente : on sourit devant l’orgueil d’un homme, puis l’on comprend que le rire vise plus large. »

Lire l’avant-critique de Lucy L. ici

Coups de cœur

« Un téléphone qui tombe en panne et voilà Erik Dogan, PDG de la plus grande entreprise de semences et d’engrais chimiques au monde, qui se doit d’accepter l’hospitalité de quatre jeunes femmes. Au centre de la soirée, un jeu: faire le procès de leur invité jusqu’à la sentence. Inspiré par la nouvelle de Dürrenmatt, « La Panne », Michel Layaz orchestre les joutes oratoires d’une main de maître, entre humour noir et répliques cinglantes et nous offre un portrait sans concession de notre société contemporaine. Glaçant »

« Michel Layaz signe une mise en abyme savoureuse de la Panne de Friedrich Dürrenmatt où s’invite le spectre de l’écrivain suisse. L’intelligence du texte réside dans ce dialogue permanent et ironique entre les deux œuvres : là où son illustre prédécesseur disséquait la petite moralité d’un homme ordinaire, M. Layaz pousse le curseur vers une satire politique implacable, transformant le huis clos en procès féroce du capitalisme sauvage et de l’écocide. Une variation qui brille par son ton caustique et mordant, d’une fidélité absolue à l’esprit noir et grinçant du texte initial. Un hommage très réussi. »

« « Erik goûtait peu les imprévus ». Or, ce soir-là, il allait être servi ! Parce que lui, le PDG d’une grande multinationale à qui tout semble réussir, se retrouve esseulé sur une route de campagne à court de téléphone, et les quatre fers en l’air dans un champ de purin. La scène d’ouverture est cocasse, la suite beaucoup moins : Erik est pris en auto-stop par une jeune femme, Fortuna qui l’invite à partager une tablée dans une maison « brinquebalante », en compagnie de trois amies que les convictions plus ou moins malignes poussent à jouer au jeu de l’accusé. Car Erik est forcément coupable de quelque chose… Fortuna et son « charme vénéneux », aidée de Gwendoline, Alizée et Fernande va donc passer Erik au crible, dans un interrogatoire sans pitié, à traquer ses moindres petites failles. « Confiez-nous vos pires actions, celles qui vous font honte et que vous avez dissimulées » : voici l’entrée en matière diabolique de ce quatuor disposé à en découdre. Et lui de sauter à pieds joints dans ce piège farfelu et si bien tendu, débitant avec vaillance coups bas, infidélités, travers, broutilles, délits mineurs et majeurs… Au gré du repas, les langues se délient et le réquisitoire n’en est que plus croustillant pour l’accusation comme pour le lecteur, qui assiste impuissant à la dégringolade du PDG aux allures irréprochables, magnat de l’industrie phytosanitaire aux pratiques frauduleuses. L’intérêt de ce livre réside tout entier dans l’expérience du jeu collectif et des multiples retournements : on pense faire le procès d’un adultère, puis d’un meurtre alors même qu’on bascule quelques lignes plus loin dans une histoire encore plus sordide, pour l’humain et la planète. De sa plume acérée, Layaz fait usage avec délice : on se délecte des tirades éblouissantes de la procureure et l’avocate, on compatit ou l’on doute de ces personnages assurés de leur bon droit — des justicières au héros à l’éthique plus que douteuse —, et on se laisse doucement happer par ce huis-clos haletant, qui reprend magistralement les codes de Dürrenmatt. A découvrir sur nos tables dès cet automne ! »

« Jusqu’à quand les Dogam continueront-ils d’empoisonner l’existence des populations, à se servir sans vergogne d’elles et du monde pour leur soif de pouvoir et richesse? Un court roman percutant qui se dévore, brillant hommage à La panne de Dürrenmatt, qui en dressant le procès de Dogam fait aussi celui de notre société et de tous ceux qui ont permis à cette nouvelle classe dominante de s’installer. »

Extrait

« – Je suis coupable.

– C’est ce que nous allons voir. »

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