Deux adolescents se rencontrent sur les bancs du collège. Gustave remarque tout de suite qu’en cette fin d’été, Edmond a la peau hâlée, signe qu’il vient comme lui de la campagne. Dix ans plus tard, Roud, qui est déjà poète mais n’a encore rien publié, envoie une première lettre à son ancien camarade, devenu médecin. Désormais, et jusqu’à sa mort, il lui écrira presque chaque année, le plus souvent l’hiver – cette saison où le temps s’abolit, où le passé peut redevenir aussi présent que le présent lui-même.









