Littérature française
Parution Août 2026
ISBN 978-2-88907-643-7
240 pages
Disponible

Littérature française
Parution Août 2026
ISBN 978-2-88907-644-4
Disponible

Elisa Shua Dusapin

Sauf la frontière

Littérature française
Parution Août 2026
ISBN 978-2-88907-643-7
240 pages

Littérature française
Parution Août 2026
ISBN 978-2-88907-644-4

Résumé

Au dernier jour d’un festival de littérature à Beyrouth, Elisa Shua Dusapin descend au Sud Liban. Elle ne sait pas ce qui se passe de l’autre côté de la frontière en Israël, c’est tôt le matin, le 7 octobre 2023. Quelques mois plus tard, après son retour en Europe, un pressentiment la pousse à retourner d’urgence au Proche-Orient. Elle commence par poser ses valises à Amman en Jordanie. Elle ne connait ni la ville, ni sa culture. La jeune femme apprend l’arabe, s’initie à la plomberie avec des Jordaniennes, se rapproche de réfugiés syriens, partage de furtives confidences avec des Palestiniens et des Israéliens. Une sorte de secret se dévoile dans les silences et grâce aux gestes. Comme si c’était en compagnie des gens, et non à leur propos, qu’Elisa Shua Dusapin écrivait ce texte lumineux et grave, échappant à tout manichéisme et qui pose un regard inédit sur cette région et sur la violence.

Autrice

Elisa Shua Dusapin

Née en 1992 à Sarlat-la-Canéda d’un père français et d’une mère sud-coréenne, Elisa Shua Dusapin grandit entre Paris, Séoul et Porrentruy. Elle est diplômée de l’Institut littéraire suisse de Bienne. Son premier roman, Hiver à Sokcho (Zoé, 2016, Folio 2018) obtient les prix Robert Walser, Alpha, Régine-Desforges, Révélation SGDL. En 2021, sa traduction anglaise reçoit le National Book Award for Translated Literature. Plusieurs fois adapté au théâtre, le livre a été adapté au cinéma par le réalisateur Koya Kamura, avec Roschdy Zem dans le rôle principal. Suivent Les Billes du Pachinko (Zoé, 2018, Folio 2020), prix suisse de littérature et Alpes-Jura, Vladivostok Circus (Zoé, 2020, Folio 2022), sélectionné pour le prix Femina et Le vieil incendie (Zoé, 2023) qui a été finaliste du prix Médicis, dans la sélection du prix Femina et lauréat du prix Wepler. Elisa Shua Dusapin publie également en jeunesse Le colibri (La joie de lire, 2023), illustré par Hélène Becquelin, qui obtient le prix suisse de littérature. Elle collabore régulièrement à des projets dramaturgiques. Ses quatre romans sont traduits dans plus de 35 langues.

Agenda

Sam. 12.9.2026 , 14h00

au Livre sur la place (Nancy)

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Sam. 19.9.2026 , 17h30

au Livre dans la Boucle, Besançon

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Mar. 22.9.2026 , 18h00

à la librairie La cour des grands, Metz

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Mer. 23.9.2026 , 19h00

à la librairie La fleur qui pousse, Dijon

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Jeu. 24.9.2026 , 19h00

à la librairie Apostrophe, Chaumont

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Ven. 25.9.2026 , 20h00

à la fondation FARB, Delémont

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Sam. 26.9.2026 , 10h00

à la librairie Page d’encre, Delémont

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Mar. 29.9.2026 , 18h00

à la librairie des Lucioles, Vienne

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Mer. 30.9.2026 , 18h00

à la librairie le Square, Grenoble

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Jeu. 1.10.2026 , 18h00

à la librairie Passages, Lyon

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Mer. 7.10.2026 , 18h00

à la librairie Nouvelle d’Orléans

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Sam. 10.10.2026 , 17h30

à la librairie Antipodes, Enghien-Les-Bains

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Mar. 13.10.2026 , 19h00

à la librairie Gallimard (Paris)

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Mer. 4.11.2026

à la librairie Les mots et les choses, Boulogne Billancourt

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Jeu. 5.11.2026 , 12h00

à la Société de lecture, Genève

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Jeu. 5.11.2026 , 18h00

à la librairie du Centre, Ferney-Voltaire

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Ven. 6.11.2026 , 18h00

à la librairie les Affamé·es, Annemasse

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Sam. 7.11.2026 , 12h00

à la librairie la Vouivre, Saignelégier

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Lun. 14.12.2026 , 18h00

à l’Université de Fribourg

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Mar. 15.12.2026 , 18h00

à la Librairie Histoires sans fin, la Roche-sur-Foron

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Sam. 30.1.2027 , 17h00

à la librairie Le Baobab, Martigny

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Mer. 10.2.2027 , 20h00

à La Bouquinerie, Gland

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Jeu. 25.2.2027 , 18h30

à la librairie Recto verso, Versonnex

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Distinctions

 Sauf la frontière  d’Elisa Shua Dusapin, sélectionné pour le prix André Malraux 2026

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 Sauf la frontière  d’Elisa Shua Dusapin, sélectionné pour le Grand Prix des Lectrices ELLE 2027

Dans les médias

« A Naplouse, à Bethléem, à Jérusalem, à Tel-Aviv, elle se présente avec sa mosaïque intérieure, avec ses propres frontières, avec sa propre langue intime. Qu’elle participe à Amman à des prises de parole avec des réfugiés syriens, qu’elle prenne des cours de plomberie avec des Jordaniennes ; qu’elle traverse, et traverse à nouveau, les check-points où sa seule présence perturbe la routine des humiliations infligées aux Palestiniens, l’écrivaine ne se tient pas au-dessus ou à côté des êtres et des événements, mais avec.

Se dessine ainsi, avec une écriture qui demeure celle des romans d’Elisa Shua Dusapin, précise, capturant les émotions, les visages, les situations avec la sensibilité d’un sismographe, se dessine donc une cartographie renouvelée de cette région défigurée par la violence.

(…)

Le chemin étroit, à fleur de peau, emprunté ici, déploie, contre toute attente, sa force propre, entêtante. Au fil des jours, au fil du texte, la narratrice de Sauf la frontière, affirme, en chuchotant, sa seule qualité: celle d’un être humain qui se déplace à la rencontre d’autres humains. Ainsi s’élève, comme une chanson triste et nécessaire, que la violence nous concerne tous et toutes. » Lisbeth Koutchoumoff

« Assumant la subjectivité de son regard d’étrangère, elle esquisse, au fil d’échanges furtifs avec des Israéliens et des Palestiniens, le portrait de territoires où la guerre demeure le dénominateur commun. Comment vivre quand la violence est omniprésente ? Quelles répercussions cette violence a-t-elle sur les corps humains et le corps social ? Impressionnant de retenue, sans héroïsme facile, Sauf la frontière déploie une poétique du mouvement comme manière de penser le monde, et invite très subtilement son lecteur à renouveler son regard sur cet Orient si proche dans sa dénomination, si lointain lorsqu’il s’agit d’en comprendre les nuances. » Laëtitia Favro

« Un paysage moins manichéen qu’attendu se dessine ainsi dans le récit sensible et nuancé d’Elisa Shua Dusapin. Des Israéliens critiquent leur pouvoir, des Palestiniens considèrent que « mettre tout sur le compte de l’occupation » ne dispense pas de chercher à créer une « société solide ». Ainsi, sans se protéger des émotions qui l’envahissent devant les effets concrets de l’occupation et de la guerre, elle ne dissimule pas son envie de dire que « tout ce qui m’intéresse, c’est nos dialogues de sourds ». Sauf la frontière se tient ainsi sur une ligne de crête, sans position surplombante ni militantisme, à l’écoute permanente de ce qui se dit. Le texte réussit le tour de force de créer un espace où le lecteur passe sans cesse de l’empathie à la réflexion. On comprend pourquoi les personnes qu’Elisa Shua Dusapin rencontre lui disent : « reste longtemps la prochaine fois ». »

Un article d’Alain Nicolas à lire ici

« À Amman, en Jordanie, où elle s’installe d’abord, l’écrivaine apprend l’arabe, fait la connaissance de femmes plombières et participe à des groupes de parole de réfugiés venus de Syrie ou d’Irak. Elle rapporte leurs récits tragiques dans des pages d’une déchirante sobriété.
Passeuse d’histoires, elle a su trouver la juste distance pour raconter un conflit, une région dont elle savait si peu de choses.

(…)

« Mon sentiment d’impuissance m’a donné de la force, explique-t-elle. Je suis traduite en trente-cinq langues, j’ai la chance immense d’avoir une voix à mon échelle. J’ai réalisé à quel point cette chance était une responsabilité. La seule chose que je puisse faire, c’est porter ces voix multiples. » Dans Sauf la frontière, elle s’interroge : « Comment exprimer ce que dit la violence, sans ajouter à la violence du monde ? » C’est ce qu’elle réussit admirablement dans ce livre sensible, humble et nécessaire. » Elisabeth Philippe

« Avec Sauf la frontière, récit d’un voyage au cœur d’un Proche-Orient quadrillé par les conflits armés, l’autrice franco-suisse écrit au « je » et se jette à corps perdu dans l’exploration d’un monde embrasé. A travers l’évocation de rencontres furtives, de trajectoires partagées, la romancière explore de manière très personnelle la violence des frontières et les vies qu’elles malmènent. »

Elisa Shua Dusapin était l’invitée de Nicolas Julliard et de Daniel Vuataz dans l’émission Quartier livre, à écouter ici

« Sauf la frontière, cousu d’histoires intimes parfois terribles, restitue leur parole et ce que l’autrice a observé ces deux années durant, sans manichéisme ni prendre parti. « Spectatrice mais concernée » : ainsi se définit-elle dans ce récit à hauteur des femmes et des hommes qu’elle croise, dont les mots entrent en résonance avec l’histoire de sa propre famille, marquée par la guerre de Corée et la partition de la péninsule coréenne le long du 38e parallèle. »

Un article de Laëtitia Favro à lire ici

« Même dans les moments les plus durs, dans les situations les plus déchirantes, Elisa Shua Dusapin conserve sa pudeur et son tact. L’écriture demeure subtile, sans heurt, pour décrire les sensations, la chaleur, la sueur, les alarmes antimissiles, les tirs dans la rue, l’impressionnante détonation d’une bombe thermobarique… Ou encore le bruit des drones: «On dirait une tondeuse à gazon oubliée dans le ciel.» Elle ne juge pas, se tient à distance de tout manichéisme. Son livre se construit par éclats, par bribes. » Éric Bulliard

« Une remise en question radicale des frontières physiques politiques et mentales. Elisa Shua Dusapin à son meilleur. » Alain Nicolas

« Face à l’ultra-violence de la région, l’écriture minimaliste de haute précision émotionnelle d’Elisa Shua Dusapin permet d’atteindre une justesse rare. » Lisbeth Koutchoumoff

« La littérature pour faire tenir un fil entre des réalités très contrastées »

Elisa Shua Dusapin, invitée de Pauline Rappaz dans le 12h30, à écouter ici

« Fille d’un père français et d’une mère sud-coréenne, élevée entre Paris, Séoul et Porrentruy, Elisa Shua Dusapin, qui avec ce texte évolue dans une partie du monde où on ne l’attendait pas, revendique ce besoin de franchir les lignes. Sans grandiloquence ni prise de position tranchée, elle rapporte des faits, tout en laissant deviner de quel côté penche son cœur, celui des plus fragiles. » Anne-Marie Thomazeau

« Sauf la frontière n’est pas une fiction, mais n’en reste pas moins un texte littéraire, portant la patte d’Elisa Shua Dusapin. On y retrouve son écriture épurée et son attention à des détails qui pourraient paraître insignifiants – les chats errants, le pain accroché aux poubelles, les formules inconnues chez nous pour dire le temps qu’il fait en Jordanie.

(…)

Loin de l’analyse géopolitique, l’autrice écrit à hauteur d’hommes, de femmes et même d’enfants, restituant avec finesse la complexité d’une région, d’un conflit. Un texte à la fois intime et ample qui monte en intensité, jusqu’à nous laisser comme sidérés. » Caroline Rieder

« Dans une langue à la beauté sobre, elle fait de cette expédition non pas un reportage mais une véritable expérience existentielle où son attention aux petits détails prend le pas sur le fracas géopolitique pour mieux, peut-être, le restituer. L’autrice, qui apprend l’arabe, propose une réflexion sur les identités morcelées par l’exil et la violence. Le texte résonne de silences et de différentes langues et le coréen maternel comme son arabe balbutiant se mêlent dans la tentative de nommer le réel, le passé. Dusapin, en franchissant ces frontières politiques explore la porosité des êtres, de rencontre en rencontre, revient sur des événements de son histoire intime et douloureuse et dresse le portrait d’une humanité opprimée, qui pourtant trouve parfois refuge dans une fraternité certes vulnérable, mais dont l’autrice tente malgré tout de témoigner. » Gabrielle Napoli

« Apocalypse et banalité, beauté et brutalité, dans le regard sensible d’Elisa Shua Dusapin, qui a traversé le champ de bataille du Proche-Orient avec pour tout viatique une curiosité, téméraire sinon insensée, envers les habitants de la violence ordinaire.

(…)

A l’image du spectaculaire Apeirogon de Colum McCann (2020), le texte se fait fragmentaire pour mieux suggérer, sans jamais prétendre ni l’expliquer ni l’épuiser, la complexité de cette réalité violentée – miroir brisé où se reflète, ici, la quête identitaire d’une autrice qui «ne se sent chez elle nulle part». » Thierry Raboud

« La prose, d’une finesse rare, avance par touches retenues, attentive au détail infime, jamais démonstrative. Chaque phrase semble pesée, et de cette sobriété naît une intensité à la fois grave et lumineuse. Dusapin transforme l’observation en émotions sans jamais hausser le ton, et fait de la retenue une forme d’attention au monde. Un texte d’une délicatesse saisissante, qui pose sur la violence un regard inédit et confirme l’une des plus belles écritures de sa génération. » David Raccaud

« À travers cet ouvrage, l’autrice jurassienne partage ses émotions, ses réflexions, son rapport à la liberté et à la responsabilité. « Je dois franchir les frontières. C’est un défi. Peut-être une insolence. Chercher à comprendre. Aller chercher. Vérifier que je suis libre. Je n’ai pas besoin d’autre raison. Je suis ivre de frontières et de liberté. » Monique Berthollet-Montavon

« Le livre porte cette économie. Peu de grands discours. Des faits, des odeurs, des morceaux de conversations. Une porte à verrouillage automatique que l’on craint de ne plus pouvoir ouvrir. Un appel à la mère qui augmente la panique. Des rues devenues trop calmes. La guerre ne surgit pas comme un concept : elle entre dans la chambre, dans la gorge, dans la façon de compter l’eau et les pourcentages de batterie.

Sauf la frontière ne répond pas à la place de ceux qu’il rencontre. Il avance par approches, par scènes, par retours de peur et de lucidité.

Un livre tendu, sobre, profondément habité, qui rappelle qu’aller voir ne suffit pas, mais reste parfois la première responsabilité. »

Lire l’avant-critique de Lucy L. ici

Coups de cœur

« En traversant les frontières, Elisa Shua Dusapin raconte le récit de pays en guerre, d’habitants plongés au coeur d’un conflit qui dure. Sans manichéisme et au plus près des populations, l’autrice retrace les différences de culture, les oppositions politiques, la violence, la peur constante qui accompagne chaque journée mais surtout l’espoir, la force et la résilience des personnes rencontrées. »

« Un hasard fait qu’Elisa Shua Dusapin est au sud du Liban le 7 octobre 2023. Marquée par ce qui s’est déroulé de l’autre côté de la frontière, elle ressent l’urgence de retourner au Proche-Orient quelques mois plus tard. Au plus près des habitant.es, l’autrice, attentive, observe et tente de saisir ce territoire marqué par la violence, Sauf la frontière est un récit sensible qui mêle intime et actualités. »

« Comment comprendre le maelström géopolitique qui bouleverse nos vies et radicalise nos existences, c’est ce à quoi se confronte la narratrice de Sauf la frontière. Au-delà des murs, entre la Jordanie, le Liban et Israël, entre langues et identités, son récit se joue du temps et de la narration afin d’exprimer cette tentative d’être en phase avec le monde, ses soubresauts et ses éclatements. Un récit ambitieux et d’une étonnante simplicité pour mieux dire les espoirs, pour mieux vivre les rencontres, pour éprouver au plus profond ce que la liberté doit être. »

« Portrait d’une région et de la violence par une écorchée vive. Bouleversant. »

« Le 7 octobre 2023, Elisa Shua Dusapin est à Beyrouth. Quelques mois plus tard, après son retour en Europe, un pressentiment la pousse à retourner d’urgence au Proche-Orient. Elle y apprend l’arabe, s’initie à la plomberie, participe à des groupes de parole et tente de comprendre ce qui la sépare de ces peuples, hormis les frontières. Elle en tire un récit documentaire tendu sur ce que la guerre fait aux corps et au désir de circuler librement. »

« Quand les territoires de l’intime se mêlent aux territoires géographiques. Sauf la frontière est un récit qui mêle les territoires de l’intime à ceux d’un espace aujourd’hui fracturé, celui du Proche-Orient. Le récit s’ouvre au Liban, lors d’un festival littéraire, le soir du 7 octobre 2023. Cette nuit-là, l’auteure a connu un sentiment étrange à définir, que seule la guerre provoque. De retour en Occident, un mur invisible la sépare des autres. Elle ressent le besoin de retourner là-bas et décide de s’installer quelque temps en Jordanie. Elle y apprend l’arabe, se rapproche d’un groupe de femmes, recueille les témoignages de réfugiés syriens, échange furtivement avec des Palestiniens et des Israéliens et se rend plusieurs fois en Israël. Elle traverse les frontières, avance avec prudence, dans l’écoute des lieux et des êtres. Tout en étant attentive aux paysages qui l’entourent, elle interroge son appartenance au monde et sa légitimité à parcourir cette partie du globe. Ivre de frontière et de liberté, elle questionne nos façons d’habiter un territoire. Elisa Shua Dusapin ne se sent nulle part chez elle. Le fait que l’on puisse se battre pour l’appartenance à un endroit la fascine. L’espace dans lequel elle se sent suffisamment légitime est celui de la littérature. Alors, quand celle-ci peut encore tenir lieu de passage là où les frontières géographiques se ferment, il est beau et sage d’y retranscrire son regard, ici inédit et délicat. »

« Dans une écriture sobre, à la façon d’un carnet de voyage, la question des frontières devient omniprésente. Tout au long du texte s’en suit un va et vient sur les frontières matérielles entre elle et ses interlocutrices et interlocuteurs : l’histoire migratoire de sa famille, les déplacements forcés, les frontières culturelles, de langue, ou encore de genre.  Un beau texte qui met en avant l’impact des frontières sur les vies, les liens et les affects. » Arnaud Karim Huber

« Avec Sauf la frontière, Elisa Shua Dusapin livre un récit lumineux et profondément humain. Entre Liban, Jordanie, exil et rencontres, elle explore les frontières visibles et invisibles avec une infinie délicatesse. Un texte sensible, d’une grande justesse, qui invite à écouter l’autre au-delà des conflits et des clichés. » Lisa

« Témoignage littéraire, récit grave et lumineux, Elisa Shua Dusapin nous emmène à la frontière de la guerre, dans le quotidien de ceux qui vivent avec leurs traumatismes en bruit de fond. Un texte important, à lire obligatoirement. Elle réalise l’exploit de rappeler que derrière des pays en guerre, et les gros titres des journaux, il y a des hommes et des femmes, qui tentent de survivre, et parfois même de vivre. » Coralie Brunel

« L’autrice nous transporte dans son carnet de bord au cœur d’un Moyen-Orient en pleine tragédie. Un récit poignant, mais aussi profondément humain, où chaque rencontre vient bousculer son itinéraire… et le nôtre. On la suit à travers plusieurs frontières géographiques, comme dans une lente progression vers le cœur du danger. Le récit fragmenté et d’une grande intimité touche au plus profond et invite le lecteur à s’interroger sur ces vies en suspens, ces trajectoires brisées et ces êtres d’un courage saisissant. Un roman d’une brûlante actualité, à la fois bouleversant et profondément poignant, qui s’impose comme une lecture nécessaire. »

« Le 7 octobre 2023, Elisa Shua Dusapin se trouve au Liban. Profondément touchée par les événements, elle choisit de rester pour comprendre. De la Jordanie à la Palestine, elle traverse les frontières de la région et à la rencontre de ses habitants. Un récit sobre, sensible et bouleversant. » Hélène Perenditis

 » Tel un carnet de l’intime, Elisa Shua Dusapin nous fait pénétrer dans la vie de gens ordinaires, en zone de guerre, et en même temps, elle dévoile la sienne, celle d’une femme qui trace son chemin pour tenter d’en comprendre le sens, et qui choisit de travailler « avec l’énergie du doute et de la conviction ». Un récit puissant, à fleur de peau, où se mêlent savamment l’intime et le politique. »

« À l’horizon, (…) la Jordanie, la frontière, que j’ai tant traversée pour toutes celles que je ne peux pas franchir, ni sur la croûte terrestre, ni en moi-même. Tout est dit dans cette phrase si juste et tous les silences qu’elle contient, qui fait résonner l’intime et tout à la fois le relie au chaos du monde. Le Proche-Orient. Gaza. Jérusalem. La Corée. L’Appel de la frontière. Tentative d’habiter, d’éprouver, pour la romancière franco-suisse d’origine coréenne venue s’installer à Amman. Dépositaire de récits, de rencontres, d’expériences, au cours de ces mois qui se déploient dans le sillage du 7 octobre 2023. Un tableau impressionniste ! » Marie-Sophie Goniaux

« Quitter son confort pour aller vivre deux ans au Moyen-Orient, apprendre l’arabe, prendre des cours de plomberie… et aller à la rencontre des gens pour nous raconter « l’orient compliqué ». C’est ce qu’a fait Elisa Shua Dusapin, en dressant ce portrait sensible des gens qu’elle a croisés, et en trouvant toujours la bonne distance pour rester neutre. »

« Elisa Shua Dusapin raconte dans ce livre les nombreux séjours qu’elle a passé au Proche-Orient, entre le Liban, la Jordanie et Israël. Elle ne tente pas de s’emparer du sujet, trop dense pour être appréhendé dans sa globalité, et préfère se faire l’oreille attentive des récits et destins individuels de toutes les personnes rencontrées en chemin.
En résulte ce livre qui déploie, avec une grande humanité, un kaléidoscope de vies et de destins marqués par la complexité de la région. » Marin Dewynter

« Récit sensible et incarné du conflit israélo-palestinien pour mieux nous confronter à la banalisation de l’inacceptable »

« Un récit de rencontres qui entraînent d’autres récits, souvent de peu de mots mais emprunts de silences éloquents ou de gestes explicites, des histoires de vie dans un territoire en guerre, où chaque jour qui passe peut être le dernier. »

« Elisa Shua Dusapin traverse les frontières entre la Jordanie, Israël, la Palestine. Elle apprend les langues, rencontre les habitants, tente de comprendre l’incompréhensible. Un regard étonné, beau et lucide, des rencontres inoubliables. Il est question d’humanité, de destins et de dialogues impossibles. Indispensable ! »

« Elle retranscrit ici ses rencontres et donne à entendre les voix diverses de pays dont ne parviennent que les échos de la guerre. Un texte sensible qui interroge le rapport à l’altérité, aux frontières et aux langues. » Thomas Rappo

« Le 7 octobre 2023, Elisa Shua Dusapin se trouve à Beyrouth pour un festival littéraire. Tandis que la région s’enflamme comme une prairie sèche, elle est au cœur du brasier. Quelques mois plus tard, souffrant visiblement de stress post-traumatique, elle retourne au Proche-Orient, en Jordanie, pour tenter de comprendre ce qui se joue là et en elle-même. L’individuel et le collectif, l’intime et le politique s’entremêlent au fil des pages, non sans pudeur et nuance. De l’autre côté de la frontière, le gouvernement d’extrême-droite israélien massacre hommes, femmes et enfants dans une punition collective insoutenable. De ce côté-ci, la vie suit son cours, avec son lot de drames et de joies quotidiens que la plume sobre de l’autrice jurassienne parvient si bien à croquer en quelques traits. Puis les frontières sont traversées, pour de vrai et en pensée, et c’est à la fois l’universelle humanité et la vie pleine de fêlures et de lumière d’une jeune femme franco-suisso-coréenne qu’elles dévoilent en s’effaçant dans la poussière de la route. »

« J’ai été saisie par le texte d’Elisa Shua Dusapin, l’urgence têtue de sa quête et les rencontres qu’elle provoque pour comprendre, pour se frotter à l’expérience. » Géraldine

« Le sujet pour le moins délicat est traité avec beaucoup de justesse, le regard et la position de l’autrice produit un décalage qui met en lumière toute la complexité de la situation, et permet de sortir du vertige ressenti depuis le 07 octobre et donner corps au vécu des habitants de la région. On y ressent le besoin de comprendre, la colère, les questionnements sur sa légitimité, l’épuisement, et la détermination qui malgré tout subsiste. Un récit dont la douceur de l’écriture n’évite pas de regarder la réalité en face. » Yaëlle

Droits vendus

Allemand
Acquéreur Kein & Aber AG
Année 2026

Suédois
Acquéreur Ersatz
Année 2026

Portugais
Acquéreur Editoria 34 Ltda.
Année 2026

Anglais
Acquéreur Daunt Books
Année 2026

Extrait

« Depuis que je vis au Proche-Orient, tout devient un événement à mes yeux pas encore habitués.

17 septembre, le ciel se charge de poussière et devient jaune.
23 septembre, les réverbères du parc s’allument à 18 h 25, trente minutes plus tôt que jusque-là.
25 septembre à la supérette, le drapeau israélien est peint sur le sol pour qu’on le piétine devant la caisse, geste interdit par la Jordanie qui reconnaît l’État d’Israël depuis 1994. Entre-temps, j’ai aussi appris que la Jordanie bénéficie d’un soutien financier américain annuel de presque deux milliards de dollars, et que l’une des plus grandes bases militaires américaines au Proche-Orient se situe à l’est d’Amman.
27 septembre, le premier nuage a la forme d’un petit ours.
28 septembre, le drapeau israélien est effacé du sol de la supérette.
29 septembre, le muezzin change de voix, plus rauque, peut-être est-il malade, ou c’en est un autre.

La météo prend beaucoup de place. Le soleil est si intense que ma peau brunit sous les habits. »

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