Hwang Jungeun

Depuis une vingtaine d’années, le paysage littéraire sud-coréen connaît un profond renouveau. La grande tradition réaliste, historique ou politique, laisse la place aux littératures de genre et à une nouvelle génération de jeunes auteurs prometteurs. Hwang Jungeun est de ceux-là.

Née en 1976 à Séoul, elle a fait son entrée en littérature en 2005, et a depuis raflé la plupart des grands prix coréens pour ses nouvelles et ses romans, plébiscités tant par le grand public que par la critique. En 2014, Hwang refuse le prix décerné par une revue littéraire qui avait publié des textes de Park Geun-hye, la présidente controversée de la Corée du Sud, destituée et emprisonnée depuis pour corruption.

Je vais ainsi (2021, autres traductions)

Je vais ainsi

Il y a So Ra, la grande sœur douce et rêveuse ; Na Na la cadette, déterminée et libre ; et Na Ki, le frère de cœur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. À tour de rôle, ils prennent la parole et racontent : leur rencontre et l’enfance dans l’appartement commun, un demi-sous-sol divisé en deux par une cloison ; le séjour de Na Ki au Japon d’où il est revenu changé ; la grossesse de Na Na, enceinte d’un homme qui n’est pas encore son mari. À travers le récit croisé de ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances.

Lumineuse ou mélancolique, d’une fraîcheur candide ou d’une sourde violence, l’écriture de Hwang Jungeun saisit la trajectoire de ces personnages tellement attachants, capte leurs contradictions et leurs espoirs.