Gabriella Zalapì

Gabriella Zalapì est plasticienne, d’origines anglaise, italienne et suisse, elle vit à Paris. Formée à la Haute école d’art et de design à Genève, elle puise entre autres son matériau dans sa propre histoire familial, reprenant photographies, archives, souvenirs et les agençant dans un jeu troublant entre histoire et fiction. Antonia (Zoé, 2019, Le livre de poche, 2020), son premier roman, a reçu le Grand prix de l’héroïne Madame Figaro et le prix Bibliomedia. Dans Willibald, l’écriture précise et réduite à l’essentiel de Gabriella Zalapì peint les plis et les replis d’un homme dont la vie aussi tragique que romanesque a fait de sa famille la victime collatérale.

samedi 31 août 2024

Gabriella Zalapì au Livre sur les quais (Morges)

Programme détaillé à venir

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dimanche 1er septembre 2024 14h30

Gabriella Zalapì à l'Intime festival (Namur)

Amphithéâtre, Place du Théâtre 2, Namur

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mardi 10 septembre 2024 18h30

Gabriella Zalapì chez Payot Cornavin

Vernissage d'Ilaria ou la conquête de la désobéissance, modéré par Martin Boujol
Payor Cornavin, Place de Cornavin 7, 1201 Genève

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jeudi 12 septembre 2024 18h00

Gabriella Zalapì en rencontre à la librairie des Bateliers (Strasbourg)

Rencontre avec son éditrice Caroline Coutau.

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samedi 14 septembre 2024

Gabriella Zalapì au Livre sur la place (Nancy)

Informations à venir

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jeudi 19 septembre 2024 19h00

Gabriella Zalapì en rencontre à la librairie Atout Livre (Paris)

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du 25 au 29 septembre 2024

Gabriella Zalapì aux Correspondances de Manosque

Informations à suivre

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mercredi 9 octobre 2024 19h00

Gabriella Zalapì à la Maison de la poésie

tarif : 7 € — adhérent : 2 €

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Gabriella Zalapì, lauréate du Grand prix de l'héroïne 2019, décerné par "Madame Figaro", pour "Antonia"

Gabriella Zalapì, lauréate du prix Bibliomedia 2020 pour "Antonia"

Ilaria ou la conquête de la désobéissance

Un jour de mai 1980, Ilaria, huit ans, monte dans la voiture de son père à la sortie de l’école. De petits hôtels en aires d’autoroute, l’errance dans le nord de l’Italie se prolonge. En pensant à sa mère, I’enfant se promet de ne plus pleurer. Elle apprend à conduire et à mentir, découvre Trieste, Bologne, l’internat à Rome, une vie paysanne et solaire en Sicile. Grâce aux jeux, aux tubes chantés à tue-tête dans la voiture, grâce à Claudia, Isabella ou Vito, l’enlèvement ressemble à une enfance presque normale. Mais le père boit trop, il est un «guépard nerveux» dans un nuage de nicotine, pense la petite. S’il la prend par la main, mieux vaut ne pas la retirer; ni reculer son visage quand il lui pince la joue. Ilaria observe et ressent tout.
Dans une langue saisissante, rapide et précise, ce roman relate de l’intérieur l’écroulement d’une petite fille qui doit accomplir seule l’apprentissage de la vie.

Willibald (2022, domaine français)

Willibald

Depuis l'adolescence Mara est habitée par un tableau suspendu dans le salon de son H.L.M. Willibald, qui a acheté cette toile dans les années 1920, la hante toute autant. Lorsqu'il fuit Vienne en 1938, il n'emporte que ce Sacrifice d'Abraham, soigneusement plié dans sa valise. Entrepreneur et collectionneur juif, il refait sa vie au Brésil, loin des siens. Lors d'un séjour en Toscane chez sa mère Antonia, Mara déchiffre les lettres de Willibald qu'elle retrouve dans un hangar. Elle observe les photos, assaille de questions Antonia, "qui sait mais ne sait pas".

Antonia. Journal 1965-1966 (2019, domaine français)

Antonia. Journal 1965-1966

Antonia est mariée sans amour à un bourgeois de Palerme, elle étouffe. À la mort de sa grand-mère, elle reçoit des boîtes de documents, lettres et photographies, traces d’un passé au cosmopolitisme vertigineux. Deux ans durant, elle reconstruit le puzzle familial, d’un côté un grand-père juif qui a dû quitter Vienne, de l’autre une dynastie anglaise en Sicile. Dans son journal, Antonia rend compte de son enquête, mais aussi de son quotidien, ses journées-lignes. En retraçant les liens qui l’unissent à sa famille et en remontant dans ses souvenirs d’enfance, Antonia trouvera la force nécessaire pour réagir.

Roman sans appel d’une émancipation féminine dans les années 1960, Antonia est rythmé de photographies qui amplifient la puissante capacité d’évocation du texte.