Domaine français
Parution Fév 2026
ISBN 978-2-88907-570-6
160 pages
Disponible

Sarah Orokieta

Rapport d’activité

Domaine français
Parution Fév 2026
ISBN 978-2-88907-570-6
160 pages

Résumé

Loïc, trente et un ans, mène une existence bien rangée qui lui convient parfaitement : la semaine, il travaille ; le soir, il regarde les informations et des documentaires historiques ; le dimanche, il change ses draps. Le jour où un ami l’encourage à tenir un journal intime, Loïc hésite. « C’est pour les cassos », lui confirme sa sœur. Il décide de se lancer quand même – et se retrouve, au fil des mois, à consigner méthodiquement la façon dont son existence entière se dérègle peu à peu.

Ce premier roman déjoue les attentes et les codes pour épouser jusqu’au bout la logique de son narrateur, un homme qui s’efforce de comprendre les autres et de deviner ce qu’on attend de lui. Mais au-delà de son intériorité, ce qu’évoque cette voix atypique, hachée, tour à tour drôle et poignante, c’est le monde contemporain, ses violences, ses espoirs, ses contradictions et son absurdité.

Autrice

Sarah Orokieta

Née en 1977, Sarah Orokieta vit en Valais. Rapport d’activité est son premier roman.

Agenda

Jeu. 2.4.2026 , 16h30

à Payot Sion

En savoir +

Mar. 14.4.2026 , 19h00

à la librairie Les Mots et les choses (Boulogne)

En savoir +

Mer. 15.4.2026 , 19h00

à la librairie L’Allée des feuilles (Saint Germain en Laye)

En savoir +

Sam. 6.6.2026 , 13h30

au festival MOT pour mots (à la Villette)

En savoir +

Distinctions

 Rapport d’activité  de Sarah Orokieta, sélectionné pour le Prix littéraire du Nouvel Obs 2026

En savoir plus

Dans les médias

« Loïc est ironique mais sans amertume, sans agressivité ni négativité. [Il] est déconstruit sans le savoir.
Sarah Orokieta réussit une gageure : elle crée une tension à travers un récit qui semble plat. Le lecteur s’attache à Loïc, dont le style gagne progressivement en ampleur. L’écrivaine réussit également une scène de sexe vécue et racontée d’un point de vue masculin. Une fois n’est pas coutume, dans ces trois pages, c’est l’homme qui se sent obligé de faire des choses dont il n’a pas envie mais qu’il fait quand même. » Virginie Bloch-Lainé

« Le fascinant Rapport d’activité de Sarah Orokieta prend la forme d’un journal non-intime. (…) En phrases brèves. Séparées par des points. Sans introspection ni affect. Avec méthode. L’intime est à déceler dans la succession des faits, où il se glisse comme à l’insu du diariste. C’est la force du premier roman de Sarah Orokieta (…). Tout en dessinant son personnage à traits simples, la romancière parvient à faire ressortir une complexité que lui-même ignore. Elle se révèle à la dernière page, alors que son monde si bien protégé s’est écroulé et que «l’absurde global» triomphe. » Isabelle Rüf

« Depuis le Valais, où elle vit, Sarah Orokieta se montre aussi volubile au téléphone que son héros, Loïc, 31 ans, est économe de mots et de sentiments. Informaticien célibataire qui vit toujours chez ses parents, Loïc tient un journal où il consigne sur le même ton monocorde les tâches ménagères, ses rencontres, le flux de l’actualité ou la mort de son père. Tour de force : Sarah Orokieta parvient à créer un suspense à partir de ce personnage sans histoires, vaguement malaisant et pourtant attachant. Un texte minimaliste d’une grande originalité. » Elisabeth Philippe

« Rapport d’activité, 1er roman de Sarah Orokieta, met en scène Loïc, un homme dont la vie réglée comme une horloge commence à vaciller le jour où il entreprend de tenir un journal intime, ouvrant la voie à un lent et méthodique dérèglement de son existence. »

Sarah Orokieta est l’invitée d’Anne Laure Gannac, à écouter ici

« Dans le temps de cette année 2023, le temps de ce Rapport d’activité, ce formidable et si original premier roman narré par un homme et pourtant signé… par une femme, la Suissesse Sarah Orokieta, Loïc sera confronté à bien des premières fois, à bien des remises en question, à bien des camouflets.
Le monde est brutal ? Il lui oppose sa passivité. La vie est cruelle ? Il relativise (ou passe par les probabilités). Son quotidien, c’est un peu toujours la même histoire. On ne peut pas ne pas penser à un héros du même âge que Loïc, le Ulrich de L’homme sans qualités de Robert Musil, un Ulrich comme Loïc, échouant – à un siècle d’écart – à donner un sens à sa vie.
Ironique, savoureuse, pertinente, Sarah Orokieta revisite ce classique de la littérature mondiale. C’est très réussi. » Jacques Lindecker

« Le style factuel et précis, parfois haché, reflète bien son caractère cérébral. L’autrice trace le portrait assez pathétique d’un homme en décalage avec ses contemporains, qui, confronté à l’image qu’ils lui renvoient, s’interroge sur lui… mais évolue peu. Elle met en évidence la dégradation des conditions de travail dans les entreprises, les difficultés à créer des liens pour les solitaires, la vacuité d’une vie subie… Un état des lieux morose. » (M.D. et M.T.D.)

« Le jeune homme solitaire a un regard très lucide sur sa condition et ses congénères et fait preuve d’une sincérité désarmante, même s’il laisse peu de place aux émotions. Fort heureusement, le garçon a une petite sœur extravertie, qui le sort souvent de sa léthargie tout en enrichissant sa connaissance de la gent féminine. Cet «homo ultimus», comme il se définit, tente par tous les moyens de s’adapter à la société. Parfois, en faisant preuve d’humour maladroit, parfois, en trouvant refuge dans le passé en se gavant de documentaires historiques. Une voix singulière, un regard décalé, la somme de cette petite vie déstabilise et interroge. » Nathalie Romanens

« Loïc déteste l’aléatoire. Il raconte factuellement ce qui lui arrive dans ce Rapport d’activité, qui donne envie de savoir ce qui va se passer. Un très beau premier roman. »

Le coup de cœur de Sandrine Delanier à écouter ici (9 février – minute 38)

« La voix de Loïc, fragmentée, précise, souvent drôle malgré elle, devient aussi profondément touchante. À travers son regard, c’est moins un simple portrait psychologique qui se dessine qu’une observation aiguë du monde contemporain, de ses brutalités ordinaires, de ses élans contradictoires et de son absurdité persistante. (…) Avec Rapport d’activité, Sarah Orokieta signe son premier roman, porté par une écriture singulière qui explore l’écart entre les règles que l’on s’impose et la réalité qui résiste, en donnant naissance à une voix littéraire déjà très affirmée. »

Une chronique de Clotilde Martin à lire ici

« Un ingénieur informatique de trente et un ans consigne pendant douze mois, sur traitement de texte, le relevé méticuleux de son existence : repas, draps changés, actualités internationales, tentatives de séduction ratées, sexualité déconcertante, deuil sidérant. De ce dispositif en apparence platement factuel, Sarah Orokieta extrait un roman dont la violence affleure entre deux “Gag” et un relevé de température, et que sa prose comptable rend d’autant plus percutante.
(…)
Sarah Orokieta invente avec Loïc une voix que la littérature francophone contemporaine ne possédait pas : celle d’un homme qui, en refusant obstinément le lyrisme, atteint une forme d’émotion que le lyrisme ne saurait produire. »

Une chronique de Chloé Jossaume  à lire ici

« Dans un univers où la banalité règne, le journal intime trouve sa raison d’être en reflétant subtilement le soi et les autres, comme une photo de famille légèrement floue, volée à la vraie vie. C’est ici que le regard de Sarah Orokieta prend tout son sens. Elle excelle à restituer, dans une écriture lapidaire comme celle des procès-verbaux de séances d’entreprise, les aspects incongrus de la vie d’un Loïc étriqué mais attachant. Celui-ci prend forme, assurance, prestance. Il commence à exister par lui-même, sous la plume de l’écrivaine. Pour les vider de leur sens premier, elle adore détourner des objets, comme des jouets ou des tableaux de maître. Elle les colore d’une touche d’absurde, à l’image du monde qui nous entoure. Dans Rapport d’activité, son premier roman, elle use habilement de cet humour décalé. » Marie-José Brélaz

« Le premier roman de Sarah Orokieta épouse avec humour la logique d’un narrateur totalement privé d’empathie, touchant malgré tout dans sa volonté de comprendre les autres et ce qu’on attend de lui. Entre le pot hebdomadaire avec les copains, le ménage-repassage-changement de draps du dimanche, le documentaire historique du soir, Loïc mène une vie d’habitudes. (…)
Le ton inimitable de Rapport d’activité questionne aussi ce qui fait notre humanité – ce n’est pas un hasard si Loïc est informaticien. Malgré tout, l’écriture au jour le jour met en mouvement, crée quelques failles par où entreront de la lumière, le neuf, l’imprévu, la vie – la mort, même. Qui viendront (un peu) dérégler l’illusion de contrôle, sans jamais l’ébranler tout à fait. » Anne Pitteloud

Coups de cœur

« Drôle et tendre, le texte séduit par sa lucidité douce-amère : derrière l’apparente banalité affleure une justesse troublante qui finit contre toute attente par faire écho. Un premier roman singulier dans la veine de Sally Rooney ! »

Lola

« Cet « homo ultimus », comme il se définit, tente par tous les moyens de s’adapter à la société. Parfois, en faisant preuve d’humour maladroit, parfois en trouvant refuge dans le passé en se gavant de documentaires historiques. Une voix singulière, un regard décalé, la somme de cette petite vie déstabilise et interroge. »

Nathalie Romanens

« Quand Loïc, 31 ans, commence à tenir un journal, son quotidien bien réglé se fissure peu à peu. Sous l’apparente banalité des jours affleure un trouble discret. Un premier roman fin et sensible, qui saisit avec justesse le vacillement d’une vie ordinaire. »

Vincent Laurent

« Tour de force de Sarah Orokieta qui, pour son premier roman, fait acte d’anthropologie du quotidien en disséquant avec les armes de la littérature notre apathie contemporaine. Et restitue du même geste à Loïc sa dignité d’individu, qui résiste, un peu, à sa façon, davantage victime que coupable de la reproduction sociale. » Jérémie

« L’objet littéraire non identifié de cette rentrée : plongez dans le journal d’un personnage disons… pas comme les autres ! On est touché, on rit et on s’attendrit à chaque page : mon chouchou de l’hiver ! »

« L’anti-héros de notre temps, c’est lui, Loïc diariste de ce Rapport d’activité qui ne peut que nous réconcilier avec ce présent techno-apocalyptique que l’on nous impose. Dingue et génial! »

Extrait

« Marion trouve que j’aurais pu arranger un peu autrement. Quelque chose comme : « Merci Anna ! Une magnifique journée à toi aussi ! » avec des émoticônes ensoleillés. Des fleurs ou autre. Spontanément ça ne me vient pas. Disons que je ne suis pas Marion. J’ai un style un peu plus carré. »