Pour essayer d’obtenir la garde de son enfant, Katharina revient dans la ville où elle a grandi et qu’elle a fuie quelques années auparavant. En attendant le jour de l’audience, elle parcourt les rues comme ses souvenirs ; boit du vin frappé dans les cafés ; rencontre un chef d’orchestre berlinois, un jeune garçon, un vieux professeur. A travers les déambulations de son héroïne, l’auteur nous plonge dans l’atmosphère d’une ville jamais nommée mais aisément reconnaissable : Trieste. Ville carrefour où s’entendent le serbe comme l’italien, où l’on respire l’odeur de la goulasch, où dansent les jupons rouges de Tziganes. Ville face à la mer, battue par la bora – le vent froid qui « se déguise en sorcière » -, où échouent toutes les volontés.