Une danseuse fait une chute sur les marches du Conservatoire. Elle rencontre un juge, un professeur, un turban rouge, un enfant, une collection de cintres, une souris. Des voix s’élèvent, commentent, interpellent, ordonnent. Présent et passé se mêlent, un univers surgit, une petite fille coupable qui oublie son mouchoir, un vieux monsieur si gentil, un fils qui meurt et un Mandarin Merveilleux.
Il en résulte une danse, une manière de collage fait d’une succession de respirations, de phrases, de gestes, de timbres.
Comme le rythme des vagues, le texte s’avance et se retire, revient à la charge, tente de dire la déchirure.
C’est dans la tension dramatique que résident le rythme, la force et la cohérence de ces pages.