En 1618, don Abelardo Guzman, gentilhomme espagnol libertin, frappé par la beauté d’une novice franciscaine aperçue lors d’un autodafé à Madrid, parvient à la séduire et à l’enlever. Lors d’une rixe dans une auberge, il tue le père de celle-ci et doit s’enfuir en France. Dès lors, il va mener une existence vagabonde à travers toute l’Europe du XVIIIe siècle et rencontrer les plus grands esprits de son époque.
Cette vie vouée à la quête du plaisir cache néanmoins une inquiétude existentielle que la rencontre avec Pascal va creuser plutôt qu’apaiser. Don Abelardo va le côtoyer pendant les dernières années de sa vie et consigner dans son journal les entretiens qu’ils ont eus. Pascal s’y révèle tout à la fois intransigeant envers lui-même, animé par une foi sans cesse remise en question et ouvert, voire tolérant envers les autres.
Fiction ou vérité historique ? Qu’importe, puisque par le biais de ce roman, Roland de Muralt redonne vie à l’un des penseurs les plus marquants du XVIIIe siècle.



