Dans ces chroniques, rédigées à partir de leurs journaux de terrain, Pierre et Micheline Centlivres couvrent deux périodes distinctes : celle « d’avant » le coup d’État d’avril 1978 à Kaboul, et celle « d’après », marquée par une crise prolongée. Dans celle d’avant, vue à partir des villages du Nord-Est du pays dont ils ont partagé la vie, les auteurs montrent les déséquilibres des rapports ethniques et sociaux. Dans celle d’après, ils décrivent une « nation» afghane exilée dans les pays voisins.
Les retours à Kaboul, dont le visage change à mesure que le conflit s’aggrave, ponctuent le déroulement d’un récit dans lequel apparaissent la complexité, les lignes de fracture mais aussi l’extraordinaire dynamisme de la société afghane. « Revoir Kaboul » est le motif récurrent de ces chroniques, comme un miroir dans lequel se dévoile le destin de ce pays au cœur de l’Asie.