parution septembre 2021
ISBN 978-2-88927-915-9
nb de pages 128
format du livre 140x210 mm

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Michel Layaz

Les Vies de Chevrolet

résumé

« Che-vro-let ! Che-vro-let ! » : début XXe siècle, l’Amérique est ébahie devant les prouesses de Louis Chevrolet. Né en Suisse en 1878, le jeune homme a grandi en Bourgogne où il est devenu mécanicien sur vélo avant de rejoindre, près de Paris, de florissants ateliers automobiles. En 1900, il quitte la France pour le continent américain. Très vite, au volant des bolides du moment, Fiat ou Buick, il s’impose comme l’un des meilleurs pilotes de course. En parallèle, il dessine, conçoit et construit des moteurs. Ce n’est pas tout, avec Billy Durant, le fondateur de la General Motors, Louis crée la marque Chevrolet. Billy Durant la lui rachète pour une bouchée de pain et obtient le droit d’utiliser le nom de Chevrolet en exclusivité. Des millions de Chevrolet seront vendues sans que Louis ne touche un sou. Peu lui importe. L’essentiel est ailleurs.

Pied au plancher, Michel Layaz raconte la vie romanesque de ce personnage flamboyant qui mêle loyauté et coups de colère, bonté et amour de la vitesse. À l’heure des voitures électriques, voici les débuts de l’histoire de l’automobile, avec ses ratés, ses dangers et ses conquêtes.

biographie

Né à Fribourg en 1963, Michel Layaz fait partie des principaux auteurs romands contemporains. Commencée en 1993 avec Quartier Terre (L’Âge d’Homme), son œuvre littéraire compte aujourd’hui une quinzaine de romans, dont plusieurs primés. Parmi ceux-ci Ci-gisent (Zoé, 1998), écrit à la suite d’un séjour à l’Institut suisse de Rome, Les Larmes de ma mère (Zoé, 2003 ; Prix Dentan et prix des auditeurs de la Radio Suisse romande), ou encore la Joyeuse complainte de l’idiot (Zoé, 2004). Plus récemment, son texte Louis Soutter, probablement (2016) remporte un prix de littérature suisse, le prix Bibliomedia et le prix Régis de Courten; Sans Silke (2019), quant à lui, obtient le prix Rambert. En 2021 paraît Les Vies de Chevrolet.

samedi 5 novembre 2022 10h00

Michel Layaz et Anne Brécart à la journée littéraire "L'Usage des mots" (Versoix)

Rencontre dans le cadre du prix Lettres frontière
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« Les vies de Chevrolet » de Michel Layaz, en lice pour le Prix Lettres frontière

Revue Archipel

"Le livre se termine sur une sensation double et ambigüe. D’une part s’exprime une absence de regret quant à la vie vécue. D’autre part, une amertume semble demeurer. L’histoire de Louis Chevrolet est celle d’un homme qui meurt, oublié, dans l’ombre de son œuvre. Omniprésente dans la vie quotidienne, la Chevrolet est devenue « un classique » de l’automobile. Mais ce n’est pas l’homme qui est, suivant le mot d’Alain Viala, « classicisé », c’est l’œuvre où l’existence humaine ne résonne plus. De l’homme et de l’œuvre, il n’est resté que cette dernière : « Il y a eu Louis et il y aura Chevrolet » (126)."

Un article de Vivien Poltier à lire ici

Allez Savoir

"Un style sec et rapide qui colle au sujet. Un récit qui défile à cent à l'heure comme le paysage derrière un pare-brise. Pour évoquer la trajectoire de Louis Chevrolet, l’écrivain Michel Layaz remise sur les bas-côtés tout ce qui peut ralentir une vie dédiée à la mécanique et à la vitesse." Mireille Descombes

RTS - La 1ère

« Le fondateur de la célèbre marque de voiture Chevrolet - un peu tombé dans l’oubli - est pourtant né à La Chaux-de-Fonds et c’est un Ajoulot d’origine : Louis Chevrolet. Ce personnage haut en couleur était aussi l'un des meilleurs pilotes de course de son temps. Mécanicien, ingénieur et inventeur de grand talent mais piètre homme d’affaires, Louis Chevrolet ne touchera pas un dollar sur les millions de Chevrolet vendues dans le monde.

Dans "Les vies de Chevrolet", l’écrivain Michel Layaz lui rend hommage en racontant le parcours romanesque de Louis et nous ramène aux débuts de l’histoire de l’automobile. Il est l’invité de Laurent Huguenin-Elie. »

Écouter « Histoire Vivante » ici  

L'Echo Magazine

"Qui ne connaît l'iconique «Chevy» célébrée par Kerouac, Springsteen ou Prince en passant par le film noir En quatrième vitesse de Robert Aldrich ? On peine à imaginer la frénésie du pays d'accueil de Louis Chevrolet face à ses exploits derrière un volant. Michel Layaz nous les raconte, et pas qu’eux - sa vitalité, son caractère, ses prises de risque, ses erreurs décisives -, avec une admiration à peine tue. Le livre est bref, dense, donnant la sensation d'une accélération qui va droit dans le mur. L'incarnation du « rêve américain » va déchoir. De la réussite à l'échec, il n'y a qu’un mauvais dérapage d’une tête brûlée. En revanche, Michel Layaz ne finit pas dans le décor. Il maîtrise remarquablement son sujet." Thibaut Kaeser

Le Revenu

"La vie tumultueuse et flamboyante d’un fou de mécanique qui a grandi à Beaune et dont le nom a un temps passionné l’Amérique automobile." Philippe Jérante

Le Temps

"La dernière sortie de route, d’une émouvante gravité, donne toute son épaisseur humaine au roman. Chevrolet semble, dans les dernières pages, lui aussi touché par la mélancolie de son romancier. Des symétries troublantes se créent. Si l’écrivain a été obligé de s’intéresser à la mécanique pour ce projet, Chevrolet, à la fin de sa vie, s’était paraît-il intéressé à la littérature.

Comment inventer sans trahir ? Comment faire vivre un personnage historique par l’imagination ? « Plus j’avance dans la vie, plus que constate que les faits sont poreux », relativise Michel Layaz. « On les reconstitue sans cesse. Les personnages de fiction, aussi bien que les gens que l’on connaît, on est tout le temps en train de les inventer. On invente notre vie. » C’est la raison pour laquelle, plutôt que d’écrire une « histoire vraie », il préfère écrire « une vraie histoire ». (…)

La diversité de ses romans et de ses personnages émerveille. « Ce que je trouve passionnant, c’est la possibilité d’être surpris par ce qui arrive, par l’inconnu que l’écriture peut nous donner. J’ai toujours l’impression que mes livres arrivent un petit peu en dehors de ma volonté. » Chacun de ses romans semble posséder son style, sa couleur particulière. Celle des Vies de Chevrolet pourrait bien être le rouge. Comme la carrosserie de bolides tape-à-l’œil, comme le glaçage des millefeuilles préférés de Louis. Comme le sang des pilotes et le feu de l’audace."

Un article de Julien Burri à lire en entier ici

AVIVO

"Cette saga d’une famille jurassienne, très soudée est un témoignage touchant de la vie des Suisses qui émigraient au début du XXème siècle." Annette Zimmermann

Cafe Racer

"Dans un court mais très beau texte, l’écrivain suisse Michel Layaz revient sur les prémisses de cette légende. Ce n’est pas de la moto certes, mais bien de la littérature."

SwissInfo

"Aller vite, toujours plus vite, foncer comme un bolide. Ainsi avancent « Les vies de Chevrolet », biographie romancée signée Michel Layaz, auteur talentueux romand. Phrases courtes, style nerveux, histoire écrite avec précision, efficacité  et finesse. Chaque chapitre amorce un virage, parfois dangereux, parfois heureux, pour raconter les multiples « vies » d'un fils d'horloger jurassien, né le 25 décembre 1878 à La Chaux- de-Fonds. Mère : Marie, Père : Joseph; et de surcroît un jour de naissance hautement symbolique marqué par les prénoms prédestinés des deux parents qui donnent une grande ferveur à leur enfant, Louis. En ce dernier, Michel Layaz voit « le roi des types loyaux, un juste parmi les justes »."

Un article de Ghania Adamo à lire en entier ici

Le Courrier

"Suivant la trajectoire de ce personnage flamboyant, [Michel Layaz] retrace les débuts de l’automobile, cet irrésistible appel vers le progrès qu’elle incarnait alors, avec ses courses meurtrières et ses paris fous. C'est qu'il fallait une sacrée dose d'inconscience, une soif immense de sensations et de liberté, pour ainsi réaliser ses rêves, à toute vitesse, quitte à tutoyer l’issue fatale." Anne Pitteloud

Magazine Livresuisse

"Le récit avance au tempo d’une voiture de course. De temps en temps pourtant, on s’arrête. Pour Louis, c’est l’occasion de changer un pneu de son véhicule et de reprendre son souffle. Pour Layaz, celle d’explorer la vie intérieure de son personnage, sans cesse tiraillé entre la soif de victoire et la conscience des risques qu’elle implique pour lui et sa famille tant aimée. Les échecs et la mort constituent le revers de la médaille.

A l’heure où prédomine l’autofiction, Michel Layaz dresse avec brio le portrait sublime d’un personnage historique, qui fait réfléchir aux aléas de la vie et voyager au temps des premières automobiles. Espérons que Les vies de Chevrolet ne sera pas le dernier roman biographique de Layaz. L’histoire suisse connaît encore plusieurs Louis dont la vie aspire à être racontée." Salomé Walz

Daily Passions

"Si vous n’êtes pas passionné de voitures et ne vous intéressez pas aux marques, ce n’est pas grave… L’homme devrait vous intéresser… Et puis ce livre est tellement bien écrit, c’est un tel plaisir de lecture".

Un article de Noé Gaillard à lire en entier ici

En attendant Nadeau

"À la lecture de son livre, on sent que Michel Layaz, écrivain suisse, aime et admire son personnage central. Sa prose élégante restitue la dimension épique de la vie de Louis Chevrolet sur un ton juste, avec ce qu’il faut de romanesque et de panache, mais en se tenant toujours à distance des lieux communs du genre. On échappe à la glorification du self-made man comme à celle du capitalisme triomphant (ce serait plutôt le contraire, car Louis Chevrolet était tout sauf un homme d’affaires) et, au fil des pages, on est pris dans une aventure humaine, celle d’un petit immigré qui a quitté l’école à douze ans parce qu’il fallait travailler pour mettre du pain sur la table, et qui, malgré tous les obstacles, est allé au bout de ses rêves. C’est jubilatoire !"

Un article de Santiago Artozqui à lire en entier ici

RCF

"La vie romanesque d’un mécanicien de génie."

Un entretien de Michel Layaz avec Caroline Leddet à écouter ici (29.09.2021)

Bulles de culture

"Michel Layaz réussit un superbe portrait de Louis Chevrolet, inventeur de génie, véritable pionnier, casse-cou, défricheur de territoires encore inconnus, entre deux continents à la jonction de deux siècles. Les Vies de Chevrolet, portées par une langue appropriée et une qualité d’écriture rare, sont menées pied au plancher, avec fluidité, efficacité. Un véritable succès, en aussi peu de pages, que d’avoir fait revivre un homme à la vie si dense."

Une chronique à lire en entier ici

Le Figaro

"Promoteur puis victime du rêve américain, le Suisse Louis Chevrolet a connu un des destins les plus singuliers qui soient. Si son prénom a été oublié, son patronyme constitue toujours un des symboles iconiques des États-unis, la mythique « Chevy », celle qui fut chantée par Kerouac ou Springsteen. Des figures et des pionniers de l’automobile, seuls Henry Ford et Walter Chrysler ont franchi le cap de la postérité. C’est cette vie mouvementée que retrace Michel Layaz, dans un superbe récit à la fois intimiste et porté par le vent de l’histoire et de l’innovation." Thierry Clermont

Les Affiches - Moniteur

"L’auteur nous narre avec brio cette vie romanesque, dans un livre court mais dense. Et c’est toute l’histoire de l’automobile, du moins ses débuts, qui naît sous nos yeux. Une histoire avec ses ratés, ses dangers, ses conquêtes... la vie de Louis Chevrolet et celle de son temps sont intimement liées, une vie flamboyante d’un personnage hors normes, amoureux de la vitesse, capable de coups de colère, mais aussi de bonté." Geneviève Senger

La Livrophage

"Si on m’avait dit un jour qu’une histoire liée à la voiture me captiverait, je n’y aurais pas cru. Et pourtant voilà, c’est fait. J’ai rencontré Louis Chevrolet et comment ne pas l’aimer? Comment ne pas le suivre dans sa vitalité créative, dans sa passion, dans cette vie, ces vies intenses et mouvementées…

(…)

Cette histoire est ébouriffante par la vitesse fulgurante de la vie de Louis sous la plume de Michel Layaz. On ajoute à ça toute une époque si bien relatée, celle de l’avènement de la voiture et de la vitesse, et la société américaine à l’aube du XXème siècle.  Louis, personnage si romanesque, impétueux, curieux, obstiné et bon, mène le bal sans qu’on s’ennuie une seule seconde. Ce petit livre se dévore, à toute vitesse mais sans en perdre une miette."

Une chronique à lire en entier ici

Radio Libertaire

"Une sacrée plume pour un livre assez formidable."

Une chronique de Gérard Guégan à écouter ici (dès 1h24)

La Gruyère

"Dans un roman vif et allègre, l’écrivain vaudois Michel Layaz retrace l’extraordinaire destin de Louis Chevrolet. (…)
Les Vies de Chevrolet esquisse à fière allure ce saisissant parcours. En moins de 130 pages, le roman réussit l’exploit de retracer cette existence peu commune, avec son panache, ses échecs et ses réussites, mais aussi à reconstituer toute cette époque où naissait une industrie qui allait marquer le siècle. Dans ce monde en effervescence, Louis Chevrolet apparaît comme un homme à part, plus intéressé par la mécanique et la vitesse que par la réussite d’une marque qui n’est pas vraiment la sienne." Éric Bulliard

Sud Ouest

"Chevrolet, c’est « le roi des types loyaux, un juste parmi les justes ». Au volant de sa Buick, il peut devenir un autre, « excessif et incontrôlable ». Les courses, il ne s’y présente que pour les gagner. « Never give up » est son mot d’ordre. Tant pis s’il y a de la casse, et il y en a, l’important est d’enflammer les tribunes. Une idée le tarabuste : « construire une voiture de course à lui, une marque dont il serait le seul patron » ... Personnage singulier, Louis Chevrolet aurait sans doute apprécié le bel hommage que lui rend aujourd’hui Michel Layaz." Alexandre Fillon

ArcInfo

"Un style sec, rapide, pied au plancher. (…) L’ambition de Michel Layaz et l’intérêt de cette aventure littéraire sont de réussir à donner vie de Chevrolet, à remettre un peu de Louis dans ce nom, à montrer comment rester vivant dans ce métier tient du prodige. Pari remporté !" Vincent Bélet

La Liberté

"Les inconscients sont rois, aux premiers âges de l’automobile. Et lorsque le destin, défié à chaque tour de piste, vous envoie valdinguer dans le décor, « on secoue ses habits, on crache une dent et on époussette sa manche », enfin on repart. Ainsi de Louis Chevrolet, dont l’existence sur chapeaux de roues est racontée à tombeau ouvert par Michel Layaz. Trajectoire que le romancier d’origine fribourgeoise esquisse dans un style remarquablement vif, préférant à la molle litanie des dates celle, vraie ou romancée, des innombrables péripéties traversées par ce cycliste chaux-de-fonnier devenu mécanicien génial, inventeur de bolides et pilote de course. (…)

« Pour piloter, Louis veut bien mettre des gants, pas pour expliquer sa façon de voir les choses. » Une façon que Michel Layaz, redonnant vie à ce prénom oublié devant la marque devenue célèbre, restitue dans toute son intensité vrombissante. Très réussi !" Thierry Raboud

L'Opinion

"Michel Layaz raconte la vie de cette tête brûlée venue du Jura suisse dans un roman - biopic d’une petite centaine de pages, vif et rapide comme un tour de piste sur le circuit d’Indianapolis. Louis Chevrolet, sous sa plume, se transforme en personnage typique du rêve américain, casse-cou, entreprenant, fonceur, jamais à court d’idées malgré les coups du sort. Les scènes de course automobile sont vivantes, nerveuses et bruyantes ; mais c’est la saga industrielle qui forme la dimension la plus intéressante du livre, avec ses passages captivants sur l’ingéniosité de Louis, les défis qu’il relève, dans cette époque pionnière où l’automobile, objet encore nouveau, est à inventer entièrement, et fascine les foules comme les entrepreneurs." Bernard Quiriny

La librairie francophone (RTS - La 1ère ; France Inter)

"Le contraste entre cette volonté inébranlable de gagner, cette absolue croyance dans le progrès d’une part, et d’autre part cette naïveté confondante, presque de la candeur.
Votre style colle merveilleusement bien au rythme saccadé de la vie [de Chevrolet], il faut vous lire !" Dominique Bressoud, Librairie Une petite prose, Boudry.

"On entre dans ce livre-là comme sur les chapeaux de roue.
Le récit de cette passion est si formidable à suivre qu’elle justifie totalement cette intrépidité folle, voire cette savante économie de mots qui fait briller les instants d’écriture comme des pépites saisies au fil de la route romanesque.
C’était la première lecture de votre œuvre mais certainement pas la dernière, merci pour cette lecture vive, imagée et irrésistible." Josianne Létourneau, Librairie du Square, Outremont.

Michel Layaz, invité d’Emmanuel Khérad dans La librairie francophone. À réécouter ici

Diacritik

"Chevrolet est de ceux qui veulent faire l’histoire, inscrire leur destinée dans celle du siècle, graver leur nom dans les tablettes. Michel Layaz rend cette vie dans sa vitesse folle et ses embardées, il se concentre sur les moments saillants, les embranchements, les coups du sort."

Un article de Christine Marcandier à lire en entier ici

Le Matin Dimanche

"L’écrivain Michel Layaz se livre à une exhumation. Il publie Les vies de Chevrolet, qui révèle un personnage truculent, malin, audacieux, intrépide, emporté par la passion du siècle nouveau : la vitesse. (…)
[Il] s’est glissé avec souplesse dans la peau [de Chevrolet] et sa combinaison de coureur. Comme l’exige le sujet, le style est rapide et donne des couleurs à ce monde en noir et blanc; on vibre au Cactus Derby de 1914 comme si on y était." Michel Audétat

RTS - La 1ère

"L’automobile : symbole de vitesse et de progrès au 20e siècle. Le Neuchâtelois Louis Chevrolet en était l’incarnation, lui dont la marque a éclipsé le prénom. Michel Layaz retrace avec brio, dans "Les vies de Chevrolet", le parcours d’un fonceur, parfois colérique mais toujours attachant. Une épopée dont le héros est neuchâtelois." Geneviève Bridel

"Six heures - neuf neures, le samedi" à réécouter ici

Aimer Lire (journal Payot Libraire)

"Il est un écrivain qui compte, et illumine la littérature suisse romande depuis les années 1990. Cette rentrée, Michel Layaz publie un roman inspiré par la vie de l’attachant Chaux-de-Fonnier louis Chevrolet. À cette occasion, il nous accueille chez lui. Moteur !"

Grand entretien de Michel Layaz avec Sarah Jollien-Fardel à lire ici

La Tribune de Genève

"Michel Layaz fait sentir l’adrénaline et la sueur, plonge dans cette épopée moderne qui voit les voitures s’affronter en plein Long Island, ou sur le circuit d’Indianapolis qui deviendra mythique, mais n’a jamais porté chance à Chevrolet. (…)
À partir d’un destin par essence romanesque, Michel Layaz restitue un récit passionnant sur une époque où tout semblait possible, et embraie une réflexion sur ces étincelles qui, chez un être comme dans un moteur, tirent en avant pour le meilleur et pour le pire." Caroline Rieder

Le blog de Francis Richard

"Michel Layaz n'a pas écrit là une hagiographie, mais l'histoire d'un homme attachant qui a pris des risques, les a toujours assumés et en a souvent payé le prix fort, aussi bien affectivement que professionnellement."

Une chronique de Francis Richard à lire en entier ici

Trois Couleurs

"L’écrivain suisse raconte la vie de ce personnage dans un roman bref et captivant ; casse-cou, fonceur et ingénieux, Louis Chevrolet aura été le dindon de la pire farce de la grande histoire de l’automobile américaine, ce qui donne à ce livre plein d’huile et de bruit une touche étrangement mélancolique."

Lire l’article ici

Le Regard Libre

"C’était un personnage de roman. Il y a eu le personnage, il y aura maintenant le roman, à paraître en septembre. L’écrivain fribourgeois Michel Layaz, l’un de nos auteurs aux phrases les plus léchées, s’apprête à publier aux Éditions Zoé un magnifique récit sur la vie, la niaque, la singularité de Louis Chevrolet. (…)

La saga Chevrolet a pour arrière-fond l’arrivée des grandes usines, la prohibition, le racisme, la Grande Dépression, le krach de 1929… Ni véritable biographie, ni fiction poétique, la prose du Romand épouse à merveille le pragmatisme teinté d’évasion qui caractérisa Louis toute sa vie. Bon, loyal et posé, il compta par centaines les folies, les accidents, les coups de colère et les coups de tête à chaque fois qu’il prenait place dans un bolide ou dans le contexte automobile. Trop d’amour de la vitesse ; trop de détermination, de talent. Bref, c’était un gars des confins. Un artiste."

Un article de Jonas Follonier à lire en entier ici

Livres Hebdo

"Il fallait pour narrer une vie aussi pleinement romanesque, à cheval entre deux siècles, deux continents et à l’aube de la modernité, la patte d’un véritable romancier. Qui sache non seulement de quoi il parle, mais surtout d’où il écrit. Sans conteste, Michel Layaz, l’un des plus précieux conteurs d’histoire romands d’aujourd’hui, est cet homme-là. Ses Vies de Chevrolet fourmillent d’anecdotes bien sûr, mais surtout se signalent par la merveilleuse empathie - on osera même écrire tendresse - de l’auteur envers son personnage. Il le montre dans toute sa simplicité, révèle la force incroyable de son désir de vivre pleinement et d’exploiter ses dons, raconte son amour pour sa famille, qu’il fait venir tout entière de Suisse aux États-Unis. Sur ces pages règne la beauté d’un monde qui naît - loin du fracas de celui qui s’éteint en Europe pendant ce temps-là, entre 1914 et 1918. Layaz écrit cela dans une langue claire, simple et portée par la promesse de ces jours nouveaux." Olivier Mony

L'Astragale

"Louis Chevrolet est un personnage passionné, ingénieux et surtout loin d'être un bon comptable ! Le ton de l'auteur, à la fois touchant et drôle, vous fait vivre à 100 km/h cette incroyable destinée ! Énorme coup de coeur de toute l'équipe !"

Martelle

"Dans ce roman, Michel Layaz livre un récit passionannt sur un homme captivant à la vie romanesque." Anne Martelle

Lamartine

"Louis Chevrolet n'aura de cesse depuis son enfance d'inventer, d'améliorer et d'innover. C'est un mécanicien né. De Beaune, où la famille originaire de Suisse s'est installée, en passant par Paris, le Canada et pour finir aux Etats-Unis où ses exploits de conducteur sur le circuit d'Indianapolis resteront dans les annales. D'exploits individuels en drames personnels, nous suivons la vie à 100 à l'heure de Louis, mais toujours avec brio." Gina
 

Les Petits Papiers

"Michel Layaz nous raconte avec brio, avec un petit peu d’ironie et beaucoup de rythme, et surtout beaucoup d’empathie ce que fut la vie de cet homme, qui sans diplôme (il a arrêté l’école à douze ans) est devenu un des plus grands ingénieurs du début du XXe siècle. (…) Je ne peux que vous conseiller ce livre : c’est un livre court, simple, léger, plein de vie, plein d’optimisme. Michel Layaz réussit à nous donner envie de construire des voitures." Pascal

Payot Lausanne

"Mené tambour battant, ce récit haletant nous embarque entre l'Europe et les Etats-Unis à l'aube du XXe siècle. Chevrolet, passionné d'automobiles et de mécanique, sanguin et vibrant, impatient et flamboyant, met en émoi l'Amérique lors des débuts des courses automobiles. Loin des envies de gloire et de richesse, l'essentiel pour Chevrolet se passe sous le capot d'une voiture...Montez à bord sans tarder !" Aurélie Sonnay

L'Oiseau siffleur

"Avec élégance et un charme fou, l'écrivain vous fait plonger dans cette époque folle où les moteurs s'emballent. La vie de Chevrolet est romanesque et excitante. Roulez à fond !"

les-notes.fr

"Cette biographie retrace toute la vie du coureur-mécanicien, combinant au portrait de l'homme celui d'une époque, les débuts enthousiastes de l'automobile et des courses de vitesse, avec les voitures peu fiables, les pitoyables conditions de sécurité, les accidents souvent mortels. L'écriture vive et alerte, avec quelques accents familiers, épouse au mieux le rythme de vie de son héros, un homme fougueux rebondissant de projet en projet, jamais à court d'idées. Il en ressort la figure d'un homme attachant, passionné, franc, aventureux, un mécanicien doué mais pas financier pour deux sous: il abandonnera son (célèbre) nom pour trois fois rien, et ne touchera rien sur les ventes des millions de Chevrolet. Une belle découverte. (M.D. et T.R.)

Decitre Grenoble

"À fond de cale, la plume trempée dans le carburateur d'une existence menée à cent à l'heure, Michel Layaz s'immisce dans les vies de Louis Chevrolet, ingénieur et coureur de génie, avec tendresse et fluidité, en esquisse les contours huilés de romanesque, de passions comme de fracas. Une histoire de cœur, de corps, de mécanique géniale qui s'enraye, parfois, dans les prémices d'une industrie qui se découvre, d'un monde qui change à la vitesse d'un moteur rutilant, comme d'un croquis qui prend vie, un pied sur la piste, l'autre en dehors, et quelques gorgées de bourbon. Un moment de pur délice, une odyssée qui traverse le temps, l'histoire, et les continents, à la lisière d'un monde naissant, les épaules aussi larges que fragiles, charpentées des désirs qui nous envahissent, de ceux qui nous dépassent, parfois. À toute vitesse, le capot fumant, toujours. L'histoire d'une passion pleine et si simple, finalement, et la beauté légère d'une écriture rythmée de grâce et d'allure. En librairie le 2 septembre !" Mathieu Lartaud

Allemand

Titre: Les Vies de Chevrolet

Éditeur: Verlag die Brotsuppe
Année: 2021

Les Larmes de ma mère (2022, Zoé poche)

Les Larmes de ma mère

Pourquoi cette mère, avec son troisième fils, marque-t-elle autant de différences ? Pourquoi des larmes le jour de l’accouchement ? Devenu adulte, le narrateur reconstitue son enfance au contact d’objets qui ont peuplé son quotidien et qui détiendraient la clé de la relation avec sa mère, cette femme insaisissable mêlant fierté et tourmente, sensualité et mépris.

Louis Soutter, probablement (2021, Zoé poche)

Louis Soutter, probablement

Aujourd’hui mondialement reconnus, les dessins et les peintures de Louis Soutter (1871-1942) n’ont été remarqués de son vivant que par un cercle restreint de connaisseurs. Parmi eux, Le Corbusier et Jean Giono ont été subjugués par le trait libre de l’artiste, vrai sismographe de l’âme. Formé à la peinture académique, violoniste talentueux, marié à une riche Américaine, puis directeur de l’École des beaux-arts de Colorado Springs, Soutter mène pourtant, dès 1902, une vie d’errance jusqu’à son internement forcé à l’âge de 52 ans dans un asile pour vieillards du Jura suisse. C’est là qu’il parvient à donner forme à l’une des œuvres les plus inclassables de l’histoire de l’art.

Il fallait l'écriture souple et subtile de Michel Layaz pour faire ressentir l’étrangeté de cet homme et nous entraîner le long d’une vie marquée par la solitude, ponctuée aussi par quelques éclats de lumière et transportée surtout par la puissance de la création.

Préface de Michel Thévoz

Louis Soutter, probablement a reçu le Prix suisse de littérature, le prix Bibliomedia et le prix Régis de Courten.

Sans Silke (2019)

Sans Silke

Silke se souvient du temps passé à La Favorite alors qu’elle avait dix-neuf ans et s’occupait chaque fin d’après-midi de la petite Ludivine. Embrasser les arbres, apprendre à voler comme les oiseaux, dormir à la belle étoile, neuf mois durant, toutes deux auront vécu côte à côte dans un monde onirique, en marge des parents de la fillette absorbés par leur relation exclusive.
Avec ce nouveau roman, Michel Layaz poursuit son exploration des failles familiales. Il attrape avec précision les gestes d’une enfant qui s’arcboute de joie après un coup réussi au billard, qui se caresse les épaules de satisfaction lors d’un moment d’intense concentration et dont les mots peuvent rappeler ceux des meilleurs poètes : « J’ai envie de larmes ».

Louis Soutter, probablement

Aujourd’hui mondialement reconnus, les dessins et les peintures de Louis Soutter (1871- 1942) n’ont été remarqués de son vivant que par un cercle restreint de connaisseurs. Parmi eux, Le Corbusier et Jean Giono ont été subjugués par le trait libre de l’artiste, vrai sismographe de l’âme. Formé à la peinture académique, violoniste talentueux, marié à une riche Américaine, puis directeur de l’Ecole des beaux-arts de Colorado Springs, Soutter mène pourtant, dès 1902, une vie d’errance jusqu’à son internement forcé à l’âge de 52 ans dans un asile pour vieillards du Jura suisse. C’est là qu’il parvient à donner forme à l'une des œuvres les plus inclassables de l’histoire de l’art.

Il fallait une langue souple et subtile pour faire ressentir l’étrangeté de cet homme et nous entraîner le long d’une vie marquée par la solitude, ponctuée aussi par quelques éclats de lumière et transportée surtout par la puissance de la création.

Louis Soutter, probablement, a été récompensé du Prix suisse de littérature 2017.

Le Tapis de course

 

« Pauvre type ! » Prononcée avec calme par un adolescent dans une file de supermarché, cette interjection bouleverse son destinataire, le héros de ce livre. Sans le savoir, l’adolescent vient de fissurer la vie intérieure d’un homme qui se protège par une routine sans faille, sûr qu’il est qu’aucun événement extraordinaire ne doit venir briser la logique implacable de l’existence qu’il s’est construite.

Pour éviter que son monde ne vacille, l’homme se résout à s’enregistrer sur son téléphone portable. Il raconte son quotidien : le travail, la bibliothèque, les collègues, le tapis de course, les quelques amis, la famille, la multitude de livres lus pour trouver quelques rares phrases à ajouter à son petit panthéon privé. Rien n’y fait. Le «Pauvre type» le hante.

 

Michel Layaz vit et travaille à Lausanne. Avec Le Tapis de course, il poursuit une écriture qui révèle, sans en avoir l’air, les traits de notre société contemporaine.

Deux soeurs

Les deux sœurs. Des agitatrices dont la grâce sauvage se pare de magie ? Des justicières rebelles ? Des adolescentes souveraines entre enfance et âge adulte ? Les deux sœurs ont le droit de vivre seules dans leur maison, c’est le juge qui a tranché. Leur père est reclus dans un hôpital psychiatrique, leur mère vit à New York, c’est ainsi, les deux sœurs l’acceptent, elles aiment père et mère comme ça. Elles vivent sur un rythme rapide, léger, malicieux, parfois endiablé, dans une forme d’allégresse musicale à deux temps. Près d’elles, il y a un grand arbre, des coquilles d’escargot, des fils de fer qu’elles ont délicatement suspendus dans la chambre vide de leur père, il y a aussi un amoureux qu’elles autorisent à venir jouer avec elles et une assistante sociale qui oublie joyeusement sa fonction à leur contact. 

Cher Boniface

Marie-Rose, généreuse, idéaliste et orgueilleuse, aimerait  que Boniface écrive. Boniface préfère rester « inoccupé et anonyme, et de loin ». Houspillé par sa belle, Boniface peine à cultiver son indolence désabusée et se voit devenir le héros don quichottesque d’aventures finalement très joyeuses. D’érudit paresseux, il apprend sous nos yeux à devenir gourmand de la vie. Et même passionné. Boniface a l’amour de la différence, Marie-Rose est une enthousiaste critique. Alors tout le monde est égratigné : les riches et les pas riches, les célèbres et les pas célèbres, la pensée unique, les snobs, les travailleurs, les adolescents, les écrivains, les journalistes, les inspirés et les sportifs.

Brillante et acerbe, l’histoire de Boniface Bé et de Marie-Rose Fassa est une diatribe impitoyable mais aussi délirante et farcesque contre la société d’aujourd’hui. Les éblouissantes énumérations opèrent chaque fois un subtil pincement chez le lecteur parce que l’ironie est mordante et qu’une joie vraie s’impose.

 

Michel Layaz signe ici son huitième roman. 

Il est bon que personne ne nous voie

 

Le narrateur, un garçon de quinze ans, travaille après l’école dans une boucherie. Il y rencontre Walter, un maître en sagesse. Dans le quartier populaire où il vit, le jeune homme est l’ami de Raton, maître de rien, et il se lie d’amour avec Charlotte qui va l’initier à d’étranges rituels et l’aider à grandir.

A la fin du livre, on comprend que ce texte troublant sur l’adolescence est dicté par le garçon devenu très âgé. Tandis que la mort approche, le vieillard vit un dernier amour pour Lucie qu’il surnomme Lucie-Lucifer. Cette infirmière sans égal a découvert un procédé pour que ses pensionnaires préférés puissent choisir en toute quiétude l’instant de leur disparition. 

Le Nom des pères (2004, Minizoé)

Le Nom des pères
La Joyeuse Complainte de l'Idiot

La Joyeuse Complainte de l’idiot est le récit d’un internat peu ordinaire où vivent des adolescents encore moins ordinaires. En effet, La Demeure accueille de jeunes garçons dont l’intelligence décalée n’a pu s’accommoder du monde environnant. Racontée par l’un de ses membres, cette communauté tire force et originalité de son impérieuse présidente-directrice générale, Madame Vivianne.

«Il ne faut pas croire que les gens qui vivent à La Demeure sont des demeurés, ou des prisonniers, ou des délinquants, ou des fous, ou des brigands, ou de la mauvaise graine, ils sont seulement un peu de tout cela, et il serait vain de les réduire à quelques tours de passe-formules.

Il y a en nous des splendeurs qu’il faut peut-être aller chercher, des splendeurs enfouies sous des couches de désarroi, de tourments, de méchancetés, de désespoir, d’obstination, d’errances, de mauvaises routes, de mauvais choix, autant de dérives qui ne sauraient effacer la bonne pâte qui existe derrière tout cela et qui ne demande qu’à être pétrie.»

 

Michel Layaz vit à Lausanne et à Paris. Aujourd’hui, il est considéré en Suisse comme un des romanciers les plus importants de sa génération. Après le succès des Larmes de ma mère, ce nouveau roman est une preuve de la singularité et de la clarté de sa voix.

Les Larmes de ma mère

Pourquoi cette mère, avec le cadet de ses fils, marque-t-elle autant de différences ? Et pourquoi des larmes le jour de l’accouchement ? Ce troisième fils, elle le vante et elle le persécute, elle le distingue et elle le tourmente. Devenu adulte, le dernier fils reconstitue son enfance grâce aux objets qu’il voit ou découvre dans l’appartement parental. Et si les objets se mettaient à parler ? Et si les objets détenaient la clé de l’énigme ? Grâce à une écriture précise, tendue, ce livre où se succèdent des épisodes cocasses et dramatiques, révèle l’intime en évitant l’écueil du sentimentalisme. Les mots sont à leur place sans jamais forcer et le lecteur voit son imagination croître au fil de ces récits d’enfance qui ne manqueront pas de résonner dans sa propre histoire.

Écouter un extrait du roman lu par Pierre-François Garel


Les Vies de Chevrolet: extrait

7

À bicyclette

Louis s’aligne aux côtés des professionnels. Certaines courses sont dotées de prix en nature et d’autres en espèces. La boutique de Joseph continue de tournicoter, mais Marie a moins de peine à remplir la marmite. Alfred, l’aîné, enchaîne les petits boulots. Arthur est l’élève le plus brillant de son école. Ses devoirs scolaires finis, Marthe prête main forte à sa mère. Gaston, le benjamin, n’a d’yeux que pour Louis. Quant à Berthe et Fanny, elles se sont chacune acheté un vélo, deux bécanes d’occasion révisées par Louis. Elles aussi veulent gagner des courses. Les femmes apprécient le vélo autant que les hommes. Et pourquoi non ? Dans les logis, les maris s’inquiètent : en trois coups de pédale, les épouses se dérobent à la vue. Des médecins lancent des cris d’alarme : avec un engin pareil, inflammations et hémorragies sont certaines, la fertilité des filles compromise. Des hommes de science affirment n’importe quoi. On parle de folie sensuelle, de plaisir voluptueux, de surexcitation lubrique et de pratique vicieuse. En vain ! Pourquoi n’y aurait-il pas de courses féminines ? Il y en a. Fanny et Berthe y brillent. Mais n’exagérons rien, celui qui s’impose comme le véritable champion, c’est Louis. 

Avant chaque départ, on le voit bichonner son Gladiator, la seule marque française à rivaliser avec les anglaises. Qui ne connaît pas les Gladiator ? Et dans les environs élargis, qui ne connaît pas Louis Chevrolet ? Quand la foule voit passer devant elle ce géant au physique de gladiateur, à moitié couché sur son engin, les veines des avant-bras saillantes, celles du cou pas moins, elle l’encourage et l’acclame. Avec son maillot rayé dans le sens de la largeur, le jeune homme prête à sourire, semble trop lourd pour sa machine – on a vu mieux en matière d’élégance –, mais son coup de pédale, c’est assez curieux à observer, le propulse comme un poids plume et lui confère une certaine harmonie. Il faut dire que Louis a une tête sans chichis, bonne plus que belle, il a aussi le regard droit de celui qui ne saurait vous trahir. Des filles lui font les yeux doux.

Dans la presse locale, Louis a gagné son premier surnom : le maître de la pédale beaunoise. De lire son nom imprimé à l’encre noire sur du papier journal lui fait tout drôle. Louis passe un doigt sur chacune des quatorze lettres et semble redécouvrir l’alphabet. Chez Darracq, l’entreprise qui fabrique les vélos, on commence à se demander à quoi il ressemble ce Louis. Donner des Gladiator une image aussi flatteuse est une aubaine. Allons tâter l’homme de près ! Une petite délégation pas mécontente de prendre l’air pousse jusqu’à Beaune. Sur place, personne n’est déçu.

Trop content de montrer à ces messieurs de Paris qu’il en connaît un bout sur son employé, Roblin ne peut garder sa langue dans sa poche. Il emmène ces messieurs au café, les assied à une table, commande un pichet de vin frais et les tient en haleine en leur racontant l’histoire dont toute la cité se repaît. Roblin tourne autour du pot. Il explique d’abord la facilité avec laquelle Louis peut monter et démonter un vélo. Pas de quoi donner des frissons aux hommes de chez Darracq. Puis il évoque le jour où il a défié Louis de rendre vie à un tricycle à vapeur désespérément muet que lui Roblin ne parvenait pas à réparer. En deux heures, Louis a remis la machine en état de marche.