parution novembre 2024
ISBN 978-2-88907-422-8
nb de pages 224
format du livre 105x165 mm

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Pietro Boschetti

Les Suisses et les nazis. Le rapport Bergier pour tous

résumé

Quel rôle jouait la place financière suisse pendant la Seconde Guerre mondiale? Que savait-on du sort qui attendait les Juifs refoulés aux frontières? Qu’en était-il du travail forcé en Allemagne pour le compte d’entreprises suisses?
Synthèse du gigantesque rapport Bergier (onze mille pages, vingt-huit volumes et plus de cent collaborateurs), ce livre fait le point sur la position helvétique face au nazisme.

Préface de Jean-François Bergier
Avant-propos de l'auteur

biographie

Pietro Boschetti est historien de formation et journaliste de profession. Il a notamment travaillé pour plusieurs médias romands, dont la Radio Télévision Suisse (RTS).

La Suisse et les nazis

« Des décennies après la fin de la guerre, la Suisse a dû, à l’instar d’autres pays, faire “un effort de mémoire ” afin de restituer une histoire dont elle n’est pas propriétaire. C’est sans doute une condition pour pouvoir l’assumer. »

La Conquête du pouvoir. Essai sur la montée de l'UDC

 

L’Union démocratique du centre (UDC) domine aujourd’hui la politique suisse. Comment ce parti, qui en 1975 encore n’attirait qu’un électeur sur dix, a-t-il pu devenir dès la fin des années 90 le numéro un incontesté ?

Ce livre propose une explication historique qui part de l’après-guerre. Car pour comprendre ce qui se passe dans les années 90 et suivantes, il faut d’abord s’immerger dans la fabuleuse époque connue sous le nom des « Trente Glorieuses ». L’économie était alors en plein boom, le filet social s’étoffait, la société de consommation s’épanouissait. En 1974, la crise du pétrole sonne la fin de cet âge d’or, durant lequel la concordance entre la droite et la gauche avait si bien fonctionné. Le système entre progressivement en crise. C’est le début des « Trente Calamiteuses ». L’UDC, l’ancien parti agrarien, saura en profiter pour s’imposer.

Ce livre détaille son étonnante montée en puissance. Grâce à la mise en perspective historique, on comprend mieux le développement politique, particulier à la Suisse, de ces vingt dernières années.

Entretiens avec Jean-François Bergier (2006, domaine français)

Entretiens avec Jean-François Bergier

 

Ancien président de la Commission Indépendante d’Experts Suisse – Seconde Guerre mondiale, Jean-François Bergier est aussi un historien dont l’œuvre publiée est vaste, appréciée en Suisse et à l’étranger.

Sous la forme d’une conversation, ce livre propose un témoignage sur la trajectoire, les choix, les passions d’une personnalité inscrite désormais dans l’histoire de notre pays. C’est aussi une réflexion vivante – et de « vive voix » – sur l’histoire, l’histoire de la Suisse dans l’Europe, la Suisse au cœur du massif alpin. C’est enfin un plaidoyer pour une histoire responsable, critique et ouverte, qui nous invite à une connaissance du passé débarrassée de ses mythologies persistantes, pour que s’ouvre enfin un nouveau, indispensable et attendu « travail de mémoire ».

 

Les Suisses et les nazis. Le rapport Bergier pour tous: extrait

Achat d’or, de devises, de titres, financement des exportations en direction de l’Allemagne, transfert financiers, ventes de machines-outils, d’armes, etc. Il n’est guère possible de quantifier avec précision l’ensemble des services économiques et financiers que la Suisse a fournis au Troisième Reich tant ils sont divers. L’Allemagne, il est vrai, représente depuis toujours l’un des plus importants partenaires du pays. S’en priver aurait été de toute manière bien difficile, de même qu’il était impensable d’envisager une autarcie économique. Pour les autorités, il faut à tout prix conserver les relations économiques avec l’extérieur, malgré le blocus et le contre-blocus organisé par les belligérants. Une tâche délicate, mais la Suisse possède quelques atouts qu’elle saura jouer avec beaucoup d’à-propos. Cela dit, les choix qui s’offrent aux responsables sont tout de même limités. Toute la question sera: jusqu’où peut aller la collaboration économique? Et la première surprise, c’est que, justement, on n’a pas l’impression que les autorités et les décideurs de l’économie se soient souvent posés cette question.