Le « culturel » nous envahit. L’Etat essaie d’endiguer, de coordonner, de promouvoir l’aide qu’il convient de lui octroyer. Il y parvient avec des bonheurs divers. Le présent « traité » se propose de raconter la course d’obstacles que doit affronter le pauvre demandeur de manne culturelle qui s’est mis en tête d’arracher quelques sous aux institutions, fondations, commissions, offices et officines publics et privés qui se donnent précisément pour tâche d’aider à vivre les poètes, les peintres et les comédiens, ou d’aider les vivants à célébrer les morts. Il s’interroge aussi sur le sens de ces diverses opérations.